Le prix Bernard Werber (sondage)

Publié le par Matthieu C.

Voici donc la liste des nominés au prix Bernard Werber (qui, je le rappelle, récompense un livre au style lourd, peuplé de personnages aussi peu attachants qu’improbables, un livre se croyant intellectuel alors qu’il n’est qu’un ramassis plus ou moins conséquent de conneries en tous genres), qui sera décerné mardi :

 

LES PARTICULES ELEMENTAIRES, Michel Houellebecq : Michel, chercheur en biologie rigoureusement déterministe, incapable d’aimer, gère le déclin de sa sexualité en se consacrant au travail, à son Monoprix et aux tranquilisants. Une année sabbatique donne à ses découvertes un tour qui bouleversera la face du monde. Bruno, de son côté, s’acharne en une quête désespérée du plaisir sexuel. Un séjour au "Lieu du Changement", camping post-soixante-huitard tendance new age, changera-t-il sa vie ? Un soir, une inconnue à la bouche hardie lui fait entrevoir la possibilité pratique du bonheur. (c’est la présentation de l’éditeur qu’on trouve sur Amazon, et franchement, rien qu’à lire ça, ça donne pas vraiment envie, une sorte de littérature du vide).

 

DA VINCI CODE, Dan Brown : L’auteur prend la peine, dès la première page, de préciser que « toutes les descriptions de monuments, d’œuvres d’art, de documents et de rituels secrets évoqués sont avérées ». Manque de bol, la première connerie ne se cache pas très loin. Ce livre truffé d’invraisemblances (dont des savants bardés de diplômes qui s’interroges pendant 4 pages sur la signification d’une écriture secrète, alors qu’il s’agit simplement d’un truc qu’il faut lire dans un miroir pour comprendre), mal écrit avec des personnages dont on se contrefout totalement (ils sont tellement insipides qu’ils pourraient se faire arracher une jambe pendant qu’un crocodile leur mange un bras et qu’une folle de cul leur broie les couilles dans un étau, on s’en foutrait aussi). Un livre présenté comme une œuvre géniale, qui est à la littérature ce que le cassoulet en boîte est à Castelnaudary.

 

UN VRAI CRIME POUR LIVRE D’ENFANT, Chloe Hooper : Alors là, je me souviens même pas pourquoi j’ai acheté ce livre. Oui, parce que c’est moi qui l’ai acheté, je n’ai même pas l’excuse de dire qu’on me l’a offert. L’histoire : une fille instit s’envoie en l’air avec le père d’un de ses élèves. Bon, dit comme ça, à la limite, ça passe, mais dilué et redilué sur 292 pages, ça devient aussi insipide qu’un plat de navet cuits à la vapeur. Je sais même pas quoi rajouter, sauf que ce livre est à la littérature ce que l’homéopathie est à la médecine : une dilution inefficace.

 

LE ZEBRE, Alexandre Jardin : Gaspard Sauvage, dit le Zèbre, marié depuis quinze ans, veut faire subir une cure de jouvence à son couple et réveiller la passion de sa femme qu'il croit éteinte. Un personnage extravagant, parfois à la limite du supportable, qui va faire de sa vie et de celle de sa femme une pièce de théâtre jusqu'à la mort... de la guimauve abracadabrante...

 

HOTEL PASTIS, Peter Mayle : Un anglais vient en Provence et tombe amoureux d’une provençale pendant que des bras cassés préparent un coup dans le même village du Lubéron. Alors dire que ce roman est bourré de clichés, ce serait un euphémisme. Ce type, je suis sûr que le jour où il a vu la trilogie de Pagnol avec Raimu, il a trouvé que tous ces gens faisaient trop parisiens. Dans ce livre, tous les gens sont nonchalants et boivent du pastis, gentiment fainéants. Le soleil brille de la première à la dernière page, un truc gentillet, qui est à la littérature ce que Lorie est à la chanson à texte.

 

LE CADEAU, David Flusfeder : Un couple a deux jumelles (des filles, pas des trucs pour mieux voir ce qui est loin). Les meilleurs amis de ce couple, un couple gay, leur offrent de somptueux cadeaux. Phillip, le narrateur, est humilié et décide de se venger en offrant des trucs encore plus beaux, ou plus personnels, enfin, mieux quoi. Une idée de base vraiment drôle qui tourne au n’importe quoi tant l’auteur dilue, tourne et retourne la même situation qui n’a plus rien à donner, plus de piquant. Un livre drôle au début, chiant au milieu, exaspérant à la fin, qui est à la littérature ce que la chicoré est à l’espresso.

 

LE VOTE EST TERMINE DEPUIS LE LUNDI 07 NOVEMBRE A 19 H 30 (oui, j'avais pas envie de me lever à 00h00 pour écrire la note. A minuit, je n'écris pas de notes, je dors!)

 

Matthieu

Publié dans la littérature

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FandeBernardWerber 27/01/2006 13:56

citation:"un livre au style lourd, peuplé de personnages aussi peu attachants qu’improbables, un livre se croyant intellectuel alors qu’il n’est qu’un ramassis plus ou moins conséquent de conneries en tous genres"
Non mais vous vous prenez pour qui ? Si vous aimez pas ses livres vous avez qu'à les oublier ! Vous n'avez pas le droit de l'insulter bande de c***!Werber ne se croit pas du tout intellectuel, il est l'est sans l'avoir voulu et grace à lui et à sa magnifique oeuvre ma vie et celle de beaucoup d'autres en a été changée .de plus toutes les autres oeuvres que vous cités sont par contre nulles mais n'ont rien du tout à voir avec Werber !
tous sur www.bernardwerber.com !!!

Matthieu C. 27/01/2006 17:21

" Non mais vous vous prenez pour qui ? Si vous aimez pas ses livres vous avez qu'à les oublier !" ===> Et toi coco, tu te prends pour qui ? Si t'aimes pas ce blog, t'as qu'à ne pas y venir !!!

yaelz 05/11/2005 22:42

Ah parceque maintenant, c'est moi qui suis de mauviase foi...

Vous n'avias pas honte.

Matthieu 05/11/2005 21:59

GARG > "des personnages aussi attachants que des poulpes morts" ==> voilà la comparaison que je cherchais ! Merci !

BEE HUMAN > Tu peux mettre ta déontologie de côté pour cette fois si tu veux !

Bee_human 05/11/2005 20:22

Comme Eric. Ne les ayant pas lu, Heureusement du reste, je ne peux déontologiquement pas voter. Et en plus je ne suis jamais de mauviase foi.

Garg 05/11/2005 18:13

Je ne les ai heureusement pas tous lu, mais je vote quand même pour Houellebecq. Parce que Dan Brown, ça a beau être plein d'invraisemblances et commercialement polémique, ça reste un roman. Pour moi, le « toutes les descriptions de monuments, d’œuvres d’art, de documents et de rituels secrets évoqués sont avérées » fait partie du roman, donc aussi inventé que le reste. Houellebecq cadre mieux avec le pseudo-intellectualisme en cache-misère du vide sidéral de son propos et ses personnages aussi attachants que des poulpes morts.