Pomponette Sarkozy

Publié le par Matthieu C.

Le 2 janvier 2006, Cécilia Sarkozy est revenue chez son mari. Qui a aussitôt remis son alliance, et accepté la pénitente. J’en profite pour écrire à Anne Fulda, celle qui a remplacé Cécilia dans le cœur de notre petit Sarko le temps de l’absence de Pomponette Sarkozy.

 

 

Chère Madame Fulda ;

 

Lorsque Pomponette rentre au logis, tout le monde oublie que Pompom s’était consolé avec une petite chatte tigrée qui avait su lui apporter le réconfort dont il avait besoin.

Et c’est ainsi qu’une fois Cécilia ayant réintégré le logis conjugal, plus personne ne pense à vous, Anne Fulda.

On imagine aisément vos collègues de bureau, avides de détails croustillants sur votre séparation d’avec celui qui deviendra probablement le prochain Président de la République. Des collègues qui, sous couvert de vous réconforter, vous blessent encore plus en vous posant des questions indiscrètes, une attitude cruelle pour vous.

Je viens donc vous apporter tout mon soutien en ces temps difficiles de post-rupture pour vous. Votre nouvelle solitude me fait de la peine, vous qui aviez tant misé dans cette relation.

 

En juin dernier, vous aviez écrit un article hagiographique sur le ministre de l’intérieur, avant de vous exhiber en sa compagnie dans un magasin de vente d’articles électro-ménagers, Darty pour ne pas le citer, où vous aviez, ensemble, acheté pour 16.000 euros de marchandises avant d’aller chez Ikea.

On imagine les disputes sordides qui ont lieu depuis le retour de l’épouse infidèle, pour savoir qui gardera les meubles. Les disputes matérielles qui suivent les ruptures, parce que lui attachait une certaine valeur sentimentale à l’écran plasma 82 cm, ou qu’elle affectionnait particulièrement la cafetière professionnelle 15 bar avec moulin à café intégré. On vous imagine donc, place Beauvau, sous le regard méprisant de Cécilia, en train de faire vos valises, en emmenant ce que Nicolas vous autorisait à emporter, avant d’aller, par une matinée grise et pluvieuse, prendre le taxi qui vous amènera dans le studio que vous avez dû louer dans l’urgence de la séparation.

 

Oui, franchement, vous me faites de la peine. D’autant qu’une fois votre liaison officialisée, vous aviez laissé tomber le service politique pour le service culturel. Vous avez eu des pudeurs de jeunes filles que d’autres, telles Béatrice Schönberg, n’ont pas. Et maintenant ? Allez vous continuer à chapeauter les remises de décoration du ministre de la culture ? Alors que vous étiez tout de même promise à un brillant avenir au ministère de l’intérieur, et, qui sait, à l’Elysée ? La  chute est rude  non ?

 

Pomponette revient, Pompom la reprend tout de suite et laisse tomber la pauvre petite chatte tigrée. Et l’histoire ne retient que Pompom et Pomponette, la chatte tigrée tombant aux oubliettes de ceux qui n’ont pas eu la chance d’entrer dans l’histoire de la République.

 

Alors, chère Anne Fulda, tandis que le dialogue suivant se déroulait place Beauvau, dans le grand bureau du Ministre que vous affectionniez tant, vous étiez seule chez vous, à pleurer sur vos amours mortes, c’est pourquoi je voudrais vous dédier la scène suivante tirée de « La femme du boulanger » :

 

 

Cécilia
Elle a brusquement de grosses larmes.
Ne me pardonne pas comme ça. Ca me fait mal.

 

Nicolas (avec douceur)
Ne me parle plus de pardon, parce que tu finirais par me donner des idées !

 

Cécilia
Nicolas, une bonté comme la tienne, c'est pire que des coups de bâton.

 

Nicolas
Que veux-tu, la bonté, c'est difficile à cacher. Alors excuse-moi. Je ne le fais pas exprès, et je te demande pardon.

Il reste là, et au bout de ses bras ballants pendent ses grosses mains. Et tout à coup, il tourne la tête vers la petite porte qui conduit à la cave : par la chatière, la chatte noire, la pomponnette, vient d'entrer. Nicolas la regarde un instant, et il prend un air sévère.

 

Nicolas
Ah ! Te voilà, toi ? (A Cécilia) Regarde, la voilà la pomponnette... Garce, salope, ordure, c'est maintenant, que tu reviens ? Et le pauvre pompon, dis, qui s'est fait un mauvais sang d'encre pendant ces deux ans ! Il tournait, il virait, il cherchait dans tous les coins... Plus malheureux qu'une pierre, il était... (A Cécilia) Et elle, pendant ce temps-là avec ses chats de gouttières... Des inconnus, des bons à rien... Des passants du clair de lune. Qu'est-ce qu'ils avaient, dis, de plus que lui ?

 

Cécilia
Elle baisse la tête.
Rien.

 

Nicolas
Toi tu dis : "rien." Mais elle, si elle savait parler, ou si elle n'avait pas honte - ou pas pitié du vieux Pompon - elle me dirait : "Ils étaient plus beaux." Et qu'est-ce que ça veut dire, beau ? (A la chatte, avec amertume) Et la tendresse alors, qu'est-ce que tu en fais ? Dis, tes ministres de gouttières, est-ce qu'ils se réveillaient, la nuit, pour te regarder dormir ? (La chatte, tout à coup, s'en va tout droit vers une assiette de lait qui était sur le rebord du four, et lape tranquillement.) Voilà. Elle a vu l'assiette de lait, l'assiette du pauvre Pompon. Dis, c'est pour ça que tu reviens ? Tu as eu faim et tu as eu froid ?... Va, bois-lui son lait, ça lui fait plaisir... Dis, est-ce que tu repartiras encore ?

 

Cécilia
Elle ne repartira plus...

 

Nicolas (à la chatte, à voix basse)
Parce que, si tu as envie de repartir, il vaudrait mieux repartir tout de suite : ça serait sûrement moins cruel...

 

Cécilia
Non, elle ne repartira plus... Plus jamais...

 

 

 

Si l’envie vous en prend, vous pouvez me joindre par mail, je serai toujours là pour tenter de vous remonter le moral.

 

 

Bien à vous,

 

 

Matthieu C.

Publié dans critiquons

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Tibo 19/01/2006 22:08

J'aime ton blog
et j'aime bien ta gueule en South Park, aussi.

Matthieu C. 20/01/2006 06:43

Merci !Mais dans la vraie vie, je suis beaucoup moins beau que mon clône (c'est dire !!!)

radotages 14/01/2006 10:02

Ah ... la sagesse des grands-mères !

radotages 13/01/2006 22:39

l'enfer est pavé de bonnes intentions ...

Matthieu C. 13/01/2006 23:39

Tiens, normalement, c'est une réplique de ma grand-mère !

Saoulfifre 13/01/2006 22:08

Seulement un peu, Matthieu ! Jacques Martin n'est pas encore complètement mort...

Matthieu C. 13/01/2006 23:38

Mais avec un peu de chance, ce sera cette année, avec des rétrospectives émouvantes à la télé, et des présentateurs au bord des larmes

radotages 13/01/2006 20:07

Moi, ce qui me déprime le plus, c'est Sarko président ...

Matthieu C. 13/01/2006 21:06

Ouai... En même temps, lui ou un autre...