Recyclage (fin): Explication de texte: "Avec le temps" (Léo Ferré)

Publié le par Matthieu C.

Avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
Ben vrai M'sieur Léeo

 

on oublie le visage et l'on oublie la voix
le cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien
C'est sûr, quand on est mort, on est mort. Même plus loin, on est mort.

 

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
Chercher quelqu'un sous la pluie semble être un signe d'amour pour Léo Ferré. Désolé si je tue le romantisme de bas étage, mais je préfère aller chercher la personne que j'aime en voiture lorsqu'il pleut afin qu'elle soit au chaud.

 

l'autre qu'on devinait au détour d'un regard
entre les mots, entre les lignes et sous le fard
d'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
Un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit… Un serment de pute ? Je vois pas là.

 

avec le temps tout s'évanouit
C'est vrai. Hier, j'étais au théâtre, une pièce roumaine jouée en croate, mise en scène par Ingmar Bergmann. C'était long !!! Et bien, avec le temps, je me suis évanoui.

 

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules
à la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
A la foir'fouille on trouve même des bonnes affaires ! La foir'fouuiiillle le grand marché du monde.

 

le samedi soir quand la tendresse s'en va tout' seule
La tendresse s'en va toute seule le samedi soir, sauf le premier samedi soir du mois pour les abonnés de Canal +, moment auquel ce n'est pas la tendresse qui part toute seule.

 

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
Je te crois pour un rhume ?

 

l'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
Note : donner du vent quand on est couché, c'est dégoûtant.

 

pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
Devant qui plutôt non ? Parce que c'est de l'autre dont on parle. Léo Ferré n’a jamais été très ami avec la grammaire (mais avec la grand-mère, tout allait bien par contre, merci)

 

avec le temps, va, tout va bien
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie les passions et l'on oublie les voix
qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid
Nettement plus poétique que « bordel, ça fini à quelle heure ta putain de réunion ? Et prend un écharpe, parce que si tu tombe malade, j'te laisse crever moi, je suis pas infirmière ».

 

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Attention : ceci est une escroquerie intellectuelle : être blanchi comme un cheval fourbu n'est pas une expression, ça ne veut rien dire : un cheval fourbu n’est pas blanchi, c’est le contraire. Le cheval, lorsqu’il transpire, transpire une substance blanche (je connais quelqu’un comme ça aussi) ; il aurait fallu écrire : « et l’on se sent fourbu comme un cheval blanchi », mais il aurait fallu réfléchir à une autre rime, et ça, Léo Ferré n’en avait pas envie.

Et l’on se sent glacé dans un lit de hasard
Le lit que j'ai acheté, je le cherchais pas vraiment. Je me baladais dans un magasin, et, apercevant ce lit en promo, je l'ai acheté ; de plus, j'habite dans un appartement avec chauffage central ; chauffage central qui a été coupé hier, et aujourd'hui, il fait 16° chez moi. Je suis donc glacé dans un lit de hasard

 

et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
et l'on se sent floué par les années perdues- alors vraiment
avec le temps on n'aime plus

Ce texte est à l'émotion ce que s'arracher un poil de nez pour pleurer
est aux larmes : du frelaté.

 

Matthieu

Publié dans critiquons

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Marc 24/06/2011 08:50



J'espère que tu ne comptais pas faire carrière dans l'humour parce que ce n'est pas drôle. Ou alors t'es carrément idiot et tu n'as pas compris le texte ...



balzovitch 01/06/2011 01:43



Je suis un gros gros adorateur des Brassens, Brel, Ferré, etc...


Et mon dieu... Qu'est ce que je me suis marré en lisant tes explications de texte. Première fois que je tombe sur un mec qui a vraiment un humour qui me correspond.


Bravo



thamara 08/12/2010 16:00



cest exelent jadore ecrit en plaint des centaines je plesante jadore lol tu aime ecrire des poeme



Seb 11/03/2010 16:29



En plus... on sent clairement une forme de jouissance tout à fait juvénile dans le fait de te faire lyncher. Un faux atypisme, un anticonformisme de bas étage. Les desproges, ou meme les guillon
ont les épaules pour dézinguer à tour de bras AVEC HUMOUR. Ton écrit n'est ni drole ni pertinent, donc... inutile. J'espere qu'il t'a été plaisant de le rédiger, et que cela a amuser ta basse
court. Ai le courrage un jour de faire une critique positive sur un artiste qui te plait, met toi à nu un peu. Et surtout, applique toi merde... un clown collegien qui a lu trois bouquins dans sa
vie aurait pu écrire le texte que tu viens de poster. ! Rend service à la critique : abstiens toi...



Seb 11/03/2010 16:17


Ya qu'un con avec un prenom comme matthieu pour faire un commentaire ausi creux de ce texte. "Avec le temps" est probablemnt le texte le plus a propos, le regard le plus avisé, la poésie amoureuse
la plus juste jamais écrite sur la rupture ! !