Les dessous de Roger (26)

Publié le par Matthieu C.

Bonjour les amis… Moi ça va pas et vous ? Je crois qu’en vrai, Sylvette elle veut vraiment plus de moi. Elle m’a encore fait des couilles cette semaine, je crois que je veux divorcer maintenant. Et j’irai niquer Bernadette, de l’usine. Tant pis si elle est grosse, c’est juste pour dégorger le poireau hein, je le dirai pas aux autres de l’usine !

Samedi, Sylvette elle était pas à la maison. Elle m’a dit qu’elle sortait, qu’elle voulait pas dire où, que c’était une surprise. Elle avait pas l’aire méchante, alors j’ai dit « bonne journée ma chérie ». Normalement, elle me gueule dessus qu’elle est pas ma chérie, que je la dégoûte, que je suis un porc suant la connerie par la couanne. Et comme je l’appelle toujours ma chérie, elle me gueule tout le temps dessus. Sauf samedi. Et puis, dans l’après midi, pendant que je regardait la télé, le téléphone sonne, c’était Sylvette. Moi j’était content, je lui demande si ça va et tout, et elle me dit : « j’aienvie de baiser, viens me rejoindre au primevère de Valence ». Putain les amis, de la folie douce. Moi j’ai enfilé mon jogging et j’y suis été au primevère ! Mais de chez moi à Valence, y’a 20 bornes et y’avait des bouchons samedi. Alors je me suis pensé « pourvu qu’elle foute pas le camps la Sylvette… ». Mais bon… Olala les amis…

Je suis arrivé au primevère, et là, j’ai demandé si y’avait une femme seule qui attendait un homme dans une chambre. Le type m’a regardé bizarrement, j’ai pas trop compris. Alors j’ai appelé Sylvette sur son portable, et cette salope m’a dit : « je t’ai baisé mon cochon, je suis pas au primevère, je voulais me foutre de ta tronche de connard, je veux plus voir ta gueule je t’ai déjà dit »…

Je veux pas aller aux putes moi, mais j’étais un peu déprimé quand même. Vous vous rendez compte les amis, me faire ça à moi, son mari qui l’a aimé « pour le meilleur et pour le pire » comme ils disent les curés, et voilà ce qu’elle me fait. Alors moi, je vais divorcer aussi. Je m’en trouverai une mieux que cette garce.

Je vais peut-être passer une annonce ou aller dans une agence de mariage. Mais ça, ça coûte la peau du cul. Bon, je m’en fout, parce que si Sylvette veut divorcer, elle a qu’à payer, la salope.

Sinon, faut que je vous parle des gosses. Juju il habite chez Sandy-les-gros-tétés, et j’y ai dit de faire attention, parce que c’est pas le moment qu’elle tombe enceinte, avec son nouveau boulot qui lui plaît et tout. Mais Juju il m’a dit que y’a pas de problème, elle fait gaffe Sandy. Le gosse est un peu perturbé avec sa mère qui est revenue vivre chez moi, et tout. J’y ai expliqué que c’était rien qu’une salope, mais il a l’air de bien l’aimer quand même. Elle a dit que de toute façon, elle peut pas l’emmener avec elle, parce que l’appartement du connard (c’est moi qui l’appelle le connard, hein, pas elle) est trop petit. Mais vous savez quoi les amis ? C’est de la folie douce, cette salope veut récupérer Marie-France, le bichon qu’on a eu ensemble. Vous vous rendez compte ? J’y laisserai jamais cette bête à cette salope et à son connard.

 

Roger

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nini 30/03/2005 22:51

bon ce qu'il y a de bien avec tes explications, c'est qu'à chaque fois que je m'engueule avec mon Roger, et bien je vois tout de suite le comique de situation. Du coup ça détend l'atmosphère !

Roger 30/03/2005 20:00

T'es sympa toi sénio, tu connais des expressions biens !!!
Au fait, tu es libre? Tu habite où? Parce que tu lis ma vie, mais on peut faire mieux connaissance si tu veux

Sénio 30/03/2005 19:32

ah ! mais moi aussi j'aime les français et la France (même et surtourt les jolis petits coins reculés) mais pas les expressions grivoises et vulgaires ni l'humour bien gras qui tache. (viens ma poule que j'te ramone un bon coup...)
Un peu de tenue, diantre !! pouet pouet.

Roger 30/03/2005 19:04

YAELZ: Ben Sylvette elle faisait bien les pipes.
SENIO: t'es qui pour me dire que je suis de la France profonde? Moi j'aime la France et les français moi madame.
ERIC: ça me fait de la peine que tu dis ça. C'est méchant. Je suis pas une gros porc vulgaire.
DOCTEUR DEVO: t'as du te tromper, je fais pas de la poésie, je raconte ma vie.
MACHIN QUE J'ARRIVE MEME PAS A LIRE LE NOM: Je comprend pas ton nom, je comprend pas ce que t'écris, je comprend rien quoi.

Sekhmet 30/03/2005 16:59

On a tous en nous quelquechose de vulgaire, malpropre, comme une sorte de pustule putride dégoutante et dégoulinante dans l'âme, qu'on refoule sans cesse pour avoir l'air d'être quelqu'un de bien. Matthieu a trouvé le moyen d'extérioriser tout cela sans perdre la face; ce moyen, c'est... Roger. Ah, sacré Roger!