Oh oui, fais moi mal

Publié le par Matthieu C.

Il m’arrive toujours des trucs terrifiants chez les coiffeurs. Bon, terrifiant n’est peut-être pas non plus le terme le plus approprié, mais on n’est est quand même pas loin. Il m’est déjà arrivé de me faire totalement louper au point qu’il a fallu me raser le crâne (ben oui, une coupe très courte loupée, pour la rattraper, y’a que ‘plus un cheveux sur le caillou’, et le premier qui chante « y’a qu’un cheveu sur la tête à Matthieu », je le mords »). Mais bon, j’avais 6 ans, ça me donnait pas une allure de néo nazi.

 

Tout ça pour dire que la dernière fois que j’ai été chez le coiffeur, j’ai eu peur de ne pas en sortir vivant. Déjà, quand je suis arrivé, il avait un seul magazine : France Football. Mais plein de France Football, et pas un Gala, ou Voici, ou Entrevue (avec les photos de Mallaury Nataf nue). Aucun truc avec des potins, les derniers ragots de la Ferme, rien…
Je prend donc un France Football et attends que la shampouineuse shampouine. Et là…

Quand elle shampouine, normalement, elle masse délicatement le cuir chevelu pour détendre le client. Elle m’a attaqué le cuir chevelu, j’ai cru qu’elle voulait me scalper. Et vas-y que je te rentre mes ongles dans le crâne, vas-y que je te remue tout ça, et vas-y que je recommence à côté. Je ne sais pas combien de temps a duré ce supplice, je sais juste que quand elle m’a rincé, j’ai ressenti le même soulagement que Christian Chenot quand il a été libéré. Seulement, elle m’a fait un deuxième shampoing la salope !!! Je me suis dit « ben voilà, elle va fermer la boutique et me masser le cuir chevelu jusqu’au petit matin, et je ne serai plus qu’un tas de chair quand les policiers me retrouveront ». Mais heureusement non, elle m’a laissé entre les mains de la coiffeuse.

 

Je croyais avoir touché le fond, mais non. Niveau philosophie, j’ai été gâté. Le patron, qui coiffait une espèce de femme à côté de moi, a dit qu’il n’ouvrirait pas le lundi de pentecôte parce que « Ca ne fera pas pousser le cheveu plus vite d’ouvrir ce lundi, il s’en fout du lundi de pentecôte lui »…

Bon, la coiffeuse me coiffe, elle prend le sèche-cheveux, une brosse avec des bouts ronds (deux accessoires super utiles quand on sait que j’ai environ 5 cm de cheveux), et commence une séance de torture que n’aurait pas renié le regretté Edouard Stern : elle a approché le sèche-cheveux très près, de façon à pouvoir me brûler le crâne que l’autre avait martyrisé, puis s’est mis à me donner des coups de brosse partout sur la tête. Ca a bien duré 45 secondes – 1 minute cette connerie. Et je sais toujours pas pourquoi elle a fait ça.

 

Une fois fini, elle m’a quand même proposé la carte de fidélité. Je l’ai prise pour pas me retrouver encore une fois torturé, mais franchement, je crois que je vais arrêter d’aller chez le coiffeur. Mais bon… Ca me fait toujours un truc à noter sur le blog quand je sais pas quoi dire…

 

Matthieu

Publié dans critiquons

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Clo 05/05/2006 17:19

Salut,Il est tout pourri ton article. Et en plus, c'est pas bien de dire des gros mots.Le must c'est qd tu confirmes que t'as rien à dire et que tu préféres qd meme paraitre pour un couillon. Bravo.

Matthieu C. 05/05/2006 18:46

Merci !

yaelz 10/05/2005 12:25

bien fait...fallait pas te moquer des coiffeurs et dire qu'ils sont tous pede!

jid 10/05/2005 10:41

La fois où j'ai eu le plus peur chez le coiffeur, c'était pendant la coupe du monde 98 : il y avait une petite télé et le coiffeur passait plus de temps à la regarder qu'à regarder ma tête.
J'ai vraiment cru que j'allais repartir avec un bout d'oreille en moins.