Débat d'idées

Publié le par Matthieu C.

Mardi, la gauche a encore eu l’occasion de nous montrer qu’elle pouvait être était aussi ridicule que la droite. Dans le rôle du démonstrateur, on a eu Jean-Marc Ayrault, le président du groupe socialiste à l’assemblée nationale. Et il ne faut pas oublier qu’au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Parce que il déménage le Jean-Marc Ayrault…

 

Le aussi charismatique qu’un poulet fermier Douste Blazy a déclaré que Ayrault, Fabius et Lebranchu s’étaient prononcé, il y a un an et demi, en faveur de la suppression du lundi de pentecôte chômé.

Là, le sang de Ayrault n’a fait qu’un tour : il s’est précipité hors de son banc pour aller vers Douste. Des huissiers l’ont empêché de passer, et il est tranquillement retourné s’asseoir, après avoir réussi à faire que l’on parle de lui.

Oui, parce que depuis le début de la campagne sur le projet de traité constitutionnel, on l’a pas entendu. Certainement qu’il n’a rien à dire. Mais bon, en même temps, pleins d’autres n’ont rien à dire et on les entend quand même. Mais Ayrault avait besoin de se montrer, de montrer qu’il a un projet (se battre à propos de ce qu’il a pu voter l’année dernière) et ça lui suffit pour avoir le sentiment d’exister.

 

Il fut une époque assez lointaine où les sujets qui faisaient se battre les députés étaient des trucs aussi peu intéressant que le sort d’un juif accusé d’espionnage au profit de l’Allemagne. Une époque où les français se divisaient entre les dreyfusards et les anti-dreyfusards. Là, des gens se battaient pour une certaine idée de la justice quand même.

Plus aujourd’hui. Aujourd’hui, ce qui passionne les foules, c’est le travail un lundi dont tout le monde religieux se fout. Parce que combien de personnes sont capables d’expliquer les langues de feu et tout ? Et en fait, ce qui fait se battre les députés, c’est savoir ce qu’ils ont dit ou pas un an auparavant…
Ben mon vieux, le PS il est bien barré pour 2007 tiens… Et les idées, elles viennent quand ?

 

Tiens, à propos de conneries, faut que je vous parle de Simone du bureau. Simone n’est pas socialiste (enfin, je sais pas), mais elle est très… comment dire… différente. Oui, j’ai laissé Martine dans l’ancien bureau, j’ai retrouvé Simone ici. Et je sais pas si j’y ai vraiment perdu finalement.

 

Je montre à Simone un truc dans excel, avec une formule conditionnelle dans une case : s’il n’y a rien dans la case précédente, on affiche un zéro, s’il y a quelque chose, on fait les calculs. Bref…
Je lui explique donc cette histoire de ‘rien’ dans la case précédente. Et là, elle me regarde avec le même air que la dinde allant se faire farcir (n’y voyez aucune allusion sexuelle SVP), et elle me dit ce truc que même Martine n’aurait pas osé :
« C’est où la touche ‘rien’ sur le clavier ? »
Sur le clavier, je sais pas, mais prend un miroir et tu sauras tout de suite où se trouve le rien…

 

Matthieu

Publié dans le bureau

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Leno 13/05/2005 16:13

roo la laaa..j'crois qu'il y a Roger qui veut encore s'exprimer, là :-P pour la touche "rien" : c'etait peut-etre bien de l'humour !

Sénio 12/05/2005 13:58

"on affiche un zéro"
en minuscule ou majuscule ? lol
bein si tu t'embarques avec Simone à la va-vite avec la fonction SI aussi ...

Moi, ce que j'ai retenu dernièrement, c'est que le père Raffarin reprendra "peut-être" son travail le lundi de Pentecôte ... hin hin hin ! ! !

Dr Devo 12/05/2005 13:30

La touche di rien est à inventer d'urgence sur nos clavier. ta collègue est peut-etre gébial en fait!

dr Devo.

PS: douste en poulet, bravo, c'est exactement ça!

Eric_M 12/05/2005 12:52

excellente, l'anecdote sur Simone mdr :))
"rien c'est déjà, rien c'est déjà beaucoup" (Gainsbourg)

Garg 12/05/2005 02:45

C'est fou tout ce qu'il y a à dire de la vacuité.