Arafat, quasi-mort du sanguinaire

Publié le par Matthieu C.

Yasser Arafat, le type qui se baladait toujours avec une nappe provençale sur la tête est quasiment mort. Il vient se faire soigner en France, avec la même dignité que Pinochet se faisant soigner en Angleterre (je pensais avoir du mal à placer le mot « dignité » dans un post sur Arafat, j’ai réussi !). Pour ça, il a troqué sa nappe contre le bonnet de Pascal Obispo.

Le pauvre homme vit comme un reclus, et donne l’image d’un pauvre homme survivant dans une grande misère financière (il n’a que deux nappes : une noire à carreaux blancs, et une rouge à carreaux blancs, idéale pour les barbecue entre amis).

 

Mais qui était vraiment ce saint homme ?

D’abord, difficile de savoir où il est né. Sa légende personnelle veut qu’il soit né à Jérusalem (c’est vrai que côté symbolique, c’est sympa) alors qu’il n’a jamais pu prouver ce lieu de naissance, et que ses papiers d’étudiant affirmaient que Mohamed Abdel Raouf Arafat al-Qudwa al-Husseini (vous pouvez maintenant respirer) était né au Caire, en Egypte (et là, côté symbole, ça le fait moins, forcément).

Mais c’est vrai que, dans sa famille, on a une bonne connaissance de Jérusalem, puisque son grand oncle, Amin Al Husseini, a été grand mufti de la mosquée de Jérusalem dans les années 20 et 30. C’est à ce titre qu’il a rencontré un certain Adolf Hitler, devenu un ami et un collaborateur. Tous les deux partageaient une certaine haine des juifs, ce qui a contribué à les rapprocher. Une haine que partage l’ingénieur Yasser Arafat, puisqu’il déclare, à la fin des années 60 : « Nous devons lancer une campagne soutenue de terrorisme qui minera la vie des citoyens, empêchera une immigration vers Israël et obligera les Israéliens à quitter Israël …détruira le tourisme…affaiblira l’économie en obligeant les israéliens à consacrer la majeure partie de leurs ressources à la sécurité du pays…» Un saint homme, comme on le voit.

 

En 1944, Amin A Husseini fonde la ligue arabe. Son petit neveu Yasser le rejoint à Jérusalem en 1946. Il est l’un de ses disciples les plus fervents. Il est chargé par tonton de se procurer et dŽexpédier des armes aux forces non régulières du Mufti, qui ont pour but d’éliminer toute présence non musulmane en Palestine.

 

En 1959, il décide de voler de ses propres mains et fonde le Fath, mouvement nationaliste, qui fusionne avec d'autres organes en 1964 dans l'Organisation pour la Libération de la Palestine.

L’OLP est née. Mais ses méthodes terroristes ne la rendent pas particulièrement amicale : elle est chassée de Jordanie lors du « septembre noir » puis du Liban. Côté paisible, on repassera.

 

On repassera aussi pour le côté pauvre. Un rapport du Fond Monétaire International estime à 800.000.000 $ (800 millions de dollars) le montant des sommes qu’Arafat a détourné (sa fortune personnelle étant évaluée, par Forbes, à 300.000.000 $). Sa femme Souha, qui vit à Paris, dépenserait 100.000 dollars par mois. En fait, la plupart des sommes détournées sert à financer les activités militaires des activistes palestiniens, et à maintenir ses réseaux.

 

Lors de la guerre du Golfe (la première, celle du père Bush), le leader palestinien (bon, on peut dire palestinien, Hitler était bien autrichien) a déclaré : « je suis dans la tranchée avec Saddam Hussein […] les Palestiniens entreront à Jérusalem grâce aux missiles irakiens».

 

On se rappellera que Arafat avait été donner son sang aux victimes des attentats du 11 septembre (pour effacer l’image désastreuse de son peuple dansant dans la rue et brûlant des drapeaux américains et israéliens). Si, ce jour là, il s’était lavé les mains, les américains auraient reçu  beaucoup plus de sang.

 

Enfin, Arafat souffrirait d’une « anomalie sanguine ». Pour un type qui a autant de sang sur les mains, c’est pas une maladie, c’est un programme. 

 

Matthieu

Publié dans critiquons

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