« Des malades, c’est des malades » (le postier noir dans « les visiteurs »)

Publié le par Matthieu C.

Oui, à propos de malades, ça fait un bail que je vous ai pas parlé du bureau. Et ben , je peux vous dire que tout continue comme avant, c’est réjouissant !

Simone est toujours aussi allumée, merci pour elle, et Ouin-Ouin, une espèce de femme mesquine, envieuse et prétentieuse suit une croissance régulière de sa connerie. Je précise ici que je suis out au bureau, et d’une vulgarité sans borne uniquement quand il s’agit de choquer les collègues bien-pensants.

 

Simone tout d’abord : Evidemment, Simone n’a pas vraiment progressé en informatique. Pas plus qu’en intelligence d’ailleurs. En même temps, objectivement, il n’y avait pas de raison.

Elle avait une annonce à poster en ligne. Son mari la connaissant, il lui avait rédigé l’annonce dont la fin était : pour tout renseignement : 06.xx.xx.xx.xx ou contacter le-mari-de-simone@dugland.fr

Comme le champ « numéro de téléphone » devait obligatoirement être renseigné plus haut, je dis à Simone « ben comme on a déjà mis le numéro de téléphone, pas besoin de le réécrire ici, tu l’enlève »…

Et comme Simone est obéissante, elle l’a enlevé… et je vous jure que ce qui suit est vrai : elle a écrit : pour tout renseignement : ou contacter le-mari-de-simone@dugland.fr

 

On passe à Ouin-Ouin. Cette femme m’énerve. Elle surjoue constamment avec sa voix de fausset, nous parle de ses enfants (à ce propos, j’ai déjà vu son fils, il a le même regard vide que la mère) dont on se bat les couilles avec des stylo bic, bref, nous saoûle. Le but, quand elle m’énerve trop (ce qui arrive 12 fois par jour environ) est de lui clouer le bec. Pour cela, un seul moyen, la vulgarité (et ça marche) ;

Par exemple, un jour où elle nous disait que si elle avait fait ce qu’elle voulait faire quand elle était petite, elle ne serait pas là, j’ai annoncé tout fort dans le bureau que moi non plus, que je serais en train de « sucer des bites sous l’œil des caméras »… C’est peut-être pas très malin (ni très fin) ; mais ça a fait taire l’autre pour le reste de l’après-midi (elle est quand même passée par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel).

 

Un exemple de sa connerie : dans un service annexe, il y avait un stagiaire assez mignon, mais très timide. Il s’appelait Alexandre, et ne souriait quasiment jamais. Pour se venger d’une fois où j’avais dit (même but que ci-dessus) « Oh Alexandre, touche ma bite et je serais guéri », elle m’a dit :

« Tiens, Alexandre est venu, il m’a souris. Bon, il sourit aux femmes, c’est normal »…

Ouin-Ouin :1  Matthieu : 0

Après avoir demandé pourquoi c’était plus normal que de sourire aux garçons, et devant ses « ben… mais enfin… » je lui ai annoncé que ce qui n’était pas normal, c’était qu’ « il ne sourit qu’aux femmes mûres », ce qui devait découler de problèmes avec sa mère…

Matthieu : 1  Ouin-Ouin :1

Match nul quoi…

 

Et quand je dis « nul », c’est vraiment nul…

 

Matthieu

 

Publié dans le bureau

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Sénio 11/09/2005 12:17

;-) en point 4 tu as parlé au départ de religion, de paille, de poutre ... dont je ne comprenais pas l'allusion (ni le rapport avec moi)
Google est mon ami, une petite recherche m'a suffit pour retrouver la phrase exacte , la parabole que l'on retrouve dans la Bible.

J'ai interprêté, je ne vois tjrs pas en quoi cela me concerne. (toi non plus ? alors, pourquoi en avoir parlé en 1er lieu ?) :p

Bon dimanche !

Salomé 10/09/2005 21:30

Ouille, aïe, Sénio, tu plaisantes ou tu es sérieuse ?
Parce que si tu es sérieuse, j’aimerais bien que tu me montres où est mon péché. Si j’ai une poutre dans l’œil, tu dois la voir, toi. Alors, si tu pouvais être plus précise… Et ne viens pas me dire que je t’ai jugée et mal jugée. Ce n’est pas mon rôle de juger les autres. Pas plus que ce n’est le rôle des autres de me juger, du moins dans l’acception du terme dont nous discutons en ce moment (Si je commets un crime ou un délit (merci à Invisibl pour la précision) ce sera le rôle des autres de me juger au regard de la loi française, mais ce n’est pas là le sujet qui nous occupe). C’est à moi de me juger moi-même et à toi de te juger toi-même, Sénio. Et pour me juger moi-même, j’écoute l’avis des autres, je prends en compte leur opinion, j’étudie ce qu’ils me disent (Encore faut-il qu’ils me disent précisément ce qu’ils me reprochent). Dans certains cas, je m’absous, dans d’autres non. Mais à chaque fois que c’est possible, j’essaie de réparer mes erreurs et je tente surtout de ne plus les refaire… Et je parle d’erreurs et non de péché. Je n’aime pas la notion de péché, surtout de péché originel. C’est une foutaise sans nom, à mon avis. Même si j’ai quelques références culturelles judéo-chrétiennes (Oui, ma mère a été ‘dame cathé’, et alors ?) ça ne veut pas dire que j’adhère à une religion quelconque. Je n’aime pas le dogmatisme des religions, je préfère réfléchir par moi-même plutôt que de suivre des préceptes que j’estime idiots parce que, s’ils ont pu se révéler utiles à une époque, ils ne le sont certainement plus maintenant. Je n’aime pas l’intolérance des religions qui conduit à l’exclusion et à la guerre. Je n’aime pas m’en tenir à la lettre de la loi, ce qui m’intéresse, c’est l’esprit de la loi, qu’il s’agisse d’une loi au sens strict de législation ou d’une loi morale, à cette différence près que pour une loi morale, je peux plus facilement refuser de la suivre si l’esprit de cette loi ne semble pas juste (par exemple, je ne suivrai jamais la loi du Talion et ceci impunément, mais si je pique un bouquin dans une grande surface et que je me fais prendre…). Alors, oui, pour toutes ces raisons, je conçois que, pour certains, je suis en état de péché. Je ne vais pas à la messe le dimanche, je ne respecte pas le jour du sabbat, je ne célèbre pas la Cène, je ne vénère pas des icônes, pas plus que je ne pratique l’islam ou l’hindouisme. Pour moi, tout dogme n’est qu’un moyen utilisé par certains pour s’assurer de l’obéissance aveugle des autres. En d’autres termes, c’est du lessivage de cerveau.
Mais ceci, c’est MON avis. J’accepte qu’il ne soit pas partagé par tout le monde et je n’empêche personne ni de pratiquer la religion de son choix, ni de le dire, ni même de tenter de me convaincre qu’il a raison (mais là, il va y avoir du boulot, sur ce point, comme sur d'autres d'ailleurs, je suis têtue comme une mule). Et je ne juge personne parce que, selon moi, personne n’est ni foncièrement bon ni foncièrement mauvais. Et qu’à partir de là, l’important c’est que chacun le sache et qu’il tente sincèrement de s’améliorer. Et c’est bien en se jugeant soi-même que chacun peut y arriver.
PS : Pour quelqu’un qui n’avait pas compris mon allusion à la religion, tu as bien vite trouvé la citation complète.
2ème PS : Je ne zieute pas chez le voisin, je parle avec un être humain, mon semblable.

Sénio 10/09/2005 12:57

"4- Côté religion, je suis sûre que tu as compris."

« Pourquoi vois-tu la paille dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil ? »

« comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte
premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère. »

En d’autres termes, comment peux-tu pointer un péché chez quelqu’un, alors qu’il en existe un plus gros chez toi ...

« Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez , et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. »

Serais-tu un voisin que je me serais permise de juger ? Je ne juge personne, moi, et l'hypocrisie n'est pas ma spécialité.

Conclusion : regardes chez toi au lieu de zieuter chez le voisin.
C'est pour faire avancer le chmilblick sans hargne ni mépris.

Salomé 10/09/2005 08:53

1 -Désolée Sénio, si je me suis trompée sur ta réaction « épidermique », je ne vois pas bien ton clavier d’où je suis…
2- Je n’ai pas dit que Matthieu s’était senti agressé par ta première réponse, mais que moi, je l’avais ressentie comme agressive. Je peux m’être trompée et dans ce cas, tant mieux. Si Matthieu s’offusque de ton franc parler, il est capable de te le dire lui-même, s’il se sent agressé aussi. Il t’a d’ailleurs répondu. Et je ne t’ai pas répondu pour prendre sa défense, mais simplement pour donner mon avis, parce que, dès ton premier commentaire, j’ai eu l’impression que Matthieu t’avais choqué et que, paradoxalement, tu réagissais comme tu lui reprochais de faire (Je ne suis pas avocate et ne voudrais l’être pour rien au monde, les avocats sont parfois obligés de défendre des gens indéfendables…). NB : Je ne pense pas que Matthieu ne puisse pas « voir les femmes en peinture »…
3- Il y a bien un préjugé dans la phrase « Bon, il sourit aux femmes, c’est normal » surtout après que Matthieu ait dit « Oh Alexandre, touche ma bite et je serais guéri ». Cela sous-entend plusieurs choses : D’abord, qu’il n’était pas « normal » que Matthieu dise cela à Alexandre. Et pourquoi Ouin-Ouin n’a pas trouvé ça « normal » mais qu’elle trouve normal qu’Alexandre sourie aux femmes ? Parce qu’Alexandre et Matthieu sont tous les deux des mecs. Si ce n’est pas un beau préjugé, ça… Ensuite pourquoi a t’elle employé cette formule pour le dire ? Parce qu’elle est trop « coincée » pour avoir le « franc-parler » de Matthieu, que le « sourire » est le seul terme évoquant une possible relation homosexuelle qu’elle ait pu trouver sans se choquer elle-même (Je pense que je n’exagère pas beaucoup, mais je ne l’ai jamais rencontrée non plus.). Quant à dire que c’est juste une petite pique, peut-être, mais elle en montre pas mal sur le fond de sa pensée. Et je crois que Matthieu ne l’a pas ressenti comme une petite pique, mais bien comme une grosse vacherie.
4- Côté religion, je suis sûre que tu as compris.
5- Pour ta « réponse », cherche mieux ! Là, tu en restes à l’apparence des choses.
Je n’ai pas l’impression de te faire la leçon (je ne suis pas non plus maîtresse d’école et ne regrette pas non plus de ne pas l’être, sauf pour rire), je donne simplement mon avis, j’essaie de comprendre et pour cela j’explique ma façon de voir (mais je n’ai jamais dit que j’avais raison). Et je tente de l’expliquer sans agresser ou choquer les gens, comme tu préconises toi-même qu’il faut le faire : « les gens ont souvent des préjugés mais ils peuvent aussi changer d'avis si on ne les choque pas ». Je crois que chercher l’explication, la trouver, la formuler permet de prendre conscience de ce qu’on fait inconsciemment. Et c’est toujours mieux d’avoir conscience de ce qu’on fait, ça permet de CHOISIR ses actes (choisir en toute connaissance de cause…). Ceci posé, ça n’exclut nullement que je puisse m’être plantée sur ta « réaction épidermique », mais j’ai tendance à continuer à croire que non. Seulement, ce n’est pas POUR MOI que ça a la plus grande importance de découvrir TES motivations , c’est pour TOI que c’est important…
Par contre, moi j’ai, grâce à toi, découvert un truc à propos de certaines de MES motivations inconscientes. Ce dont je te remercie sincèrement. Donc, si tu tiens absolument à l’appellation « leçon », c’est une « leçon » échangée… Personnellement, j’aime beaucoup apprendre, de quelque façon que ce soit, et je ne me sens pas en position d’infériorité lorsque quelqu’un m’aide à cela. Je le considère plutôt comme un « avancement » pour moi. J’essaie d’analyser et d’en tirer les conséquences s’il y a lieu. Quitte à reconnaître quand je me goure (Si tu as une idée qui puisse me faire avancer dans la découverte de moi-même, je suis preneuse…).
Est-ce que mes réponses te conviennent ? Si tu n’en as pas marre, j’attends les tiennes, ça peut faire avancer le schimilib… le schmibili… le schmilibililic… euh … la discussion… (« sans hargne ni mépris » parce qu’on a toutes les deux à y gagner).

Sénio 08/09/2005 20:56

Oh là ! gneu ??

1 - meuh non je n'ai pas répondu de façon épidermique sous le coup d'une émotion parceque j'aurais été choquée ! :D mon clavier bloque ...

2 - je ne suis pas certaine que Matthieu se soit senti agressé par ma réponse, c'est mon franc parler habituel ! il ne s'en offusque pas, je pense. (et n'a pas besoin d'une avocate )

3 - "« Tiens, Alexandre est venu, il m’a souris. Bon, il sourit aux femmes, c’est normal »…"
j'vois pas où est le préjugé là-dedans. C'est tout juste une petite pique pour le titiller.

4 - " (Côté religion, il y a une histoire de paille et de poutre dans l’œil…) " moi pas comprendre de quoi tu parles.

5 - pour conclure, j'ai bien compris que tu avais l'impression de me faire la leçon, c'était le pourquoi de ma question.
(j'ai eu ma réponse, lol !)
Bonne soirée.