La solitude (texte entier)

Publié le par Matthieu C.

[aujourd'hui, j'ai simplement repris les trois dernières notes que j'ai mises bout à bout; c'est plus facile à lire maintenant]

J’ai rencontré Lily, j’étais en pleine phase arrêt de la vodka. J’ai pas dit l’alcool, faut pas déconner, je carburais toujours au rouge et à la bière, mais j’avais décidé d’arrêter la Seagram. Comme ça quoi, parce que les gueules de bois à la vodka c’est atroce t’as pas idée. Une douleur à s’arracher les couilles.

 

Je créchais dans un motel merdique près de Saint Louis, avec un type qui parlait pas un mot d’anglais à l’accueil. En fait, il parlait pas un mot d’étranger non plus, ce type était muet comme la chatte d’une vieille fille. Mais d’un autre côté, il était pas chiant non plus, il gueulait pas quand ça m’arrivait de gerber dans l’escalier ni rien. Il se contentait de hocher la tête quand je lui filais le loyer. Bizarrement, depuis que je me trouvais dans cet hôtel, pas un seul problème de fric. Je me démerdais toujours pour trouver le blé nécessaire aux trois fonctions vitales de l’homme : avoir un toit, avoir à boire, et baiser. Pour le toit, l’hôtel était pas terrible mais il était potable. Pour la boisson, pareil. Et pour la baise, je baisais un peu qui je pouvais. Mais quand t’as à boire chez toi, t’arrives toujours à ramener une ou deux filles en manque. Souvent, elles sont pas terribles, mais elles ont un trou là où il faut et elles mettent du cœur à l’ouvrage quand elles sucent. Et moi, ça me suffisait.

 

Un matin, ça faisait pas une semaine que j’étais là,  j’étais encore au pieu avec une Anny, une pauvre fille qui carburait au gros rouge, et qui m’avais dit alors qu’on était dans le lit :

- Tu sais, j’ai deux gosses dans le Mississipi, et ils sont pas si nuls que ça, ils font des études.

- Je m’en fout de tes chiards. tu veux que je t’encule ?

- Quoi ? qu’elle me répond

- TOURNE TOI !

Elle avait obtempéré, et la suite s’était très bien passée. Elle avait joui, j’avais joui (c’était pas le meilleur coup de ma vie mais elle se débrouillait pas si mal que ça Anny), bref, dieu pouvait bien exister après tout.

Donc, on dormait encore (moi je cuvais plutôt, l’autre je sais pas) quand une énorme Négresse est rentrée dans la chambre sans frapper.

J’ai gueulé :

- CA VA PAS ? J’AI PAYE MON LOYER MOI, VOUS POUVEZ PAS ENTRER COMME CA BORDEL !

Ca a pas déconcentré la mamma (plus je la regardais, plus je la trouvais grosse, c’était pas possible) qui m’a regardé et a dit :

- Aujourd’hui c’est jour de ménage alors tu bouges ton petit cul de blanc ! En plus mon mignon, t’as gerbé dans tous les endroits que le bon dieu peut bénir dans cet hôtel, alors tu vas pas me faire ton numéro de vierge effarouchée ok ? Alors t’es gentil, tu te tires avec la pétasse qui a plus de poils sur la chatte que y’a de saints au paradis et tu reviens quand j’ai terminé d’accord ?

Le coup de la pétasse qui a plus de poils sur la chatte que y’a de saints au paradis, ça a fait gueuler Anny, qui s’est mise à insulter la mamma nègre, à lui dire qu’elle voulait pas entendre un mot d’une grosse pas nette qui avait dû sucer Cléopâtre à voir son âge… La négresse a pris son balais, elle a cogné Anny qui a fini par dégager en gueulant avec sa robe sous le bras pour aller s’habiller je sais pas où.

 

C’est con, c’était un bon coup Anny, pas le meilleur de ma vie, mais une sacrée suceuse quand même…

 

Anny partie, je suis resté seul avec la grosse Négresse. Je lui ai demandé d’arrêter de me casser les couilles avec son ménage, de me laisser pioncer, en plus, j’avais envie de vomir, merde !

Je suis allé vomir aux chiottes (l’ivresse passée, je sais me tenir devant les dames, fussent-elles des femmes de couleur obèses). C’est en revenant que je me suis aperçu que j’étais en caleçon devant elle, et que faute de bouton, mon caleçon baillait sur mon engin.

Je me suis rassis, j’ai demandé à la mamma de s’asseoir, elle l’a fait, puis je lui ai demandé de me raconter pour quelles putains de mauvaises raisons elle se trouvait ici à faire les chambres avec un type qui disait pas un foutu mot de la sainte journée à l’entrée.

 

Elle m’a raconté qu’elle était africaine, somalienne ou une connerie comme ça. Elle avait débarqué directement ici, à Saint Louis. J’ai pas trop voulu demander des détails parce que elle s’était assise et que j’avais une vue plongeante sur ces loches. Elle avait des loches parmi les plus beaux qu’il m’ait été donné de voir depuis ma naissance.

Quand j’ai repris le court de l’histoire (après la pause nibards), elle m’a raconté qu’une bonne femme blanche lui avait dit qu’elle était pas mal et qu’elle pourrait travailler pour elle si elle voulait. Le gîte et le couvert contre le tapin. Lily – parce que ma grosse noire s’appelait Lily – a pas trouvé l’échange mauvais et elle a dit oui en attendant mieux. Elle savait pas trop ce que ce serait mieux, mais en attendant elle avait un toit et de la bouffe mieux que si elle avait été obligée de bosser comme une conne.

 

En plus, elle s’est rapidement faite une jolie réputation Lily, parce que elle avait une particularité : elle avait le con très étroit. Elle arrivait à faire jouir les mecs plus vite et plus fort que n’importe quelle autre pute. Elle a amassé un joli magot comme ça. A 15 dollars la passe, tu m’étonnes. Mais c’est pas une vie de baiser pour du fric et de sucer des bites au kilomètre pour 5 dollars. Alors elle a décidé que le prochain mec sympa qui venait, elle se maquait avec.

 

Et c’est le type de l’accueil de l’hôtel, qui dit pas un mot, qui est venu se faire pomper pour 5 dollars. Et Lily, elle le trouvait sympa ce type, pas chiant et bien propre sur lui avec un slip pas taché de merde. Alors elle l’a choisi. Lui était d’accord bien sûr, et c’est comme ça qu’elle est devenue femme de chambre dans ce motel pourri de Saint Louis.

 

Mais Lily elle était plutôt portée sur le cul, et son bonhomme un peu moins. Elle m’a dit qu’elle était restée fidèle depuis qu’elle avait arrêté le tapin, mais que là, la chatte lui démangeait. J’ai pas voulu la contrarier, en plus je voulais tester sa chatte, savoir si elle était aussi étroite que ça après les années de tapin, et on a baisé. Je lui ai sucé les tétons, des gros tétons ronds d’un diamètre d’un demi-dollar, puis je l’ai enfilée… Putain, quelle chatte ! C’est vrai qu’elle était très étroite, étroite comme j’avais jamais connu…

 

Quand on a eu fini, Lily a repris son balais et sa serpillière, et moi je suis allé « chez Jojo le roi du hamburger », un bar qui se trouvait à côté du motel pour m’enfiler quelques bières. Au retour, je me suis arrêté à l’épicerie pour acheter une caisse de bouteilles de vin, et je suis rentré dans ma chambre pour boire.

 

Les jours qui ont suivi, Lily venait faire le ménage tous les jours dans la piaule. En fait, le ménage était pas trop compliqué, vu que je faisais gaffe de gerber dans les chiottes, et on avait du temps pour baiser…

 

Lily, c’était tellement un bon coup, que je voulais l’emmener. Où, je sais pas. On aurait toujours trouvé une piaule et des bouteilles, c’était pas ça le problème. Non, le truc c’est que depuis qu’elle était sortie du tapin, Lily c’était une femme bien, pas une pour un vieil ivrogne comme moi. Et ça m’aurait fait crevé qu’elle retourne sucer des bites pour 5 dollars à cause de moi et de mes foutues bouteilles. Elle a eu raison, elle a préféré rester avec son nègre, à s’faire baiser une fois la semaine par un type plutôt clean. Et quand je suis parti du motel de Lily, je lui ai laissé un petit poème. Je sais pas ce qu’elle en a fait.

 

J’espère qu’elle l’a jetée, et qu’elle se souvient plus d’un vieil alcoolo qui l’a baisée dans une chambre de motel, du côté de Saint Louis. Parce qu’il n’y a rien à regretter maintenant que je suis dans un hôtel de Détroit avec des putains de cafards qui me courent dessus la nuit, un caisse de bouteilles presque vide près du lit, et une pauvre vieille pute qui a plus ses dents mais qui pompe encore bien à côté de moi…

 

Lily

 

On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles de Saint Louis


Elle croyait que c’était la vie Lily
Vider les poubelles du motel Lily
Mais un jour une vieille femme blanche
Lui dit « t’as un sacré coup de hanches 
De quoi faire vibrer bien des manches »


Alors elle a tapiné Lily
Des milliers d’hommes dans son lit Lily
Puis un beau jour elle s’est maquée
Avec un nègre un peu cinglé
Gardien d’un motel de Saint Louis


Elle a cessé de tapiner Lily
Elle avait plus b’ soin pour manger Lily
Avec son boulot d’ femme de chambre
Et puis son mec avec son membre
Qui ram’ nait sa paie les samedi


Malgré tout c’temps à s’faire baiser Lily
Elle avait le con très serré Lily
C’était le con le plus étroit
De tout l’Etat de l’Illinois
Et de tout’ la ville de Saint Louis


Elle trouvait que c’était dommage Lily
Ce con qui n’ recevait qu’un seul hommage Lily
Celui de son homme un peu fou
Avec juste sa paie à deux sous
De gardien d’hôtel à Saint Louis


Elle a essayé un client Lily
Bien sûr un client du motel Lily
Bien sûr elle avait engraissé
C’était maint’nant une grosse bronzée
Mais toujours le con très serré

 
Bien sûr ce client c’était moi, Lily
Elle m’a fait jouir par trois fois, Lily
Avec ses cent vingt-trois kilos
Mais moi j’étais pas un nabot
Et ell’ avait l’ con si étroit


J’aurais bien voulu l’emmener Lily
Mais elle elle voulait pas quitter, Lily
Son nègre muet comme un requin
Qui l’avait sorti du tapin

Pour un p’tit motel de Saint Louis

Puis moi j’avais pas un radis Lily
Puis moi j’avais le foie détruit Lily
J’aurais pas eu de quoi lui offrir
Un tout petit truc pour couvrir
Son tout petit con si étroit


On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles de Saint Louis

 

Matthieu

Publié dans Nouvelles

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Matthieu 29/08/2005 16:53

A demain Epictete !
Tempete > Même pas !!! Je me demandais si quelqu'un allait faire le rapprochement avant la fin, ben oui ! Elle a compris !

Tempete 29/08/2005 11:22

Alors la je suis bleuffee. Tu avais pas ecrit la fin, c'est en lisant le commentaire de Salome que tu as eu l'idee!

Epictete 29/08/2005 09:36

Bon, ben à demain!