La tristesse (quatrième partie sur quatre)

Publié le par Matthieu C.

Bien sûr, elle s’est tirée tout de suite. Même pas en pleurant. Elle avait pas envie d’un mec qui cogne. Mais putain, c’était la première fois que ça m’arrivait, et il a fallu que ça se passe avec la plus belle fille que j’avais jamais rencontré, une fille avec une beauté de sorcière et un cul qu’on ne pouvait qu’avoir envie de fourrer. Elle partie, je suis resté sur la plage. Je regardais la mer, et je me suis mis à chialer. Pendant 10-15 minutes. Puis je suis allé dans ma piaule, j’ai pris une bière, et j’ai décidé de me barrer de cette putain de ville, où on ne trouvait que des boulots merdiques et des filles canons qui ne vous faisaient même pas bander. J’étais pourtant sûr de pas virer pédé, et j’avais vraiment du mal à comprendre pourquoi j’avais pas pu…

Je me suis rendu compte que ce pays était pas fait pour les mecs comme moi. J’avais aussi besoin de soleil, et pas de soleil, ça m’empêche de bander correctement. Je me suis tiré. Le dernier truc que j’ai fait, dans ma chambre pourrie chez la vieille salope, c’était une espèce de petit poème pour Anténia, un truc qu’elle n’a jamais lu puisque je ne lui ai jamais envoyé. En l’écrivant, je me suis mis à bander. Comme ça… Va comprendre. Je me suis branlé en pensant au con d’Anténia, je me suis essuyé sur mon poème, et je l’ai laissé en évidence dans la chambre en me tirant, la vieille l’a certainement jeté. Et puis faut dire qu’il se trouvait sous une demi douzaine de bouteilles vides, ça aide pas les connes à comprendre la poésie ça.

 
 
Anténia
 
 

Tu sais, je n'ai jamais été aussi mauvais que ce matin-là
Nous baisions sur une plage un peu comme celle-ci
C'était l'automne, un automne où il faisait beau
Je me trouvais par hasard dans le Nord de l'Amérique
Toi, tu venais de  ta réserve d’indiens
Et on s’était trouvé là, par hasard


Avec ta robe courte tu ressemblais
A n’importe quelle pute qui fait le tapin
Et je me souviens, je me souviens très bien
Que j’arrivais pas à bander ce matin-là
Que j’ai mis un an, j’ai mis un siècle, j’ai mis une éternité

On s’mettra où tu voudras, quand tu voudras
Et on essaiera encore, et même de plus en plus fort
Toute la vie je regretterai ce matin
J’bandais pas, mais je voulais bien

Aujourd'hui, c’est le lendemain de ce matin d'automne
Et j’arrive de nouveau à bander. Je pense à toi.
Où es-tu? Que fais-tu? Est-ce que tu as trouvé un nouveau mac pour toi?

Je regarde cette vague qui n'atteindra jamais la dune
Je n’aurais pas pu jouir, même en te prenant par derrière
De pas avoir pu bander je me sens un peu minable


Et je me souviens, je me souviens de notre nuit à tous les deux
Et je me souviens que j’arrivais pas à bander,
Que j’ai mis une éternité, j’ai mis un siècle, j’ai mis y a un an

On s’mettra où tu voudras, quand tu voudras
Et on essaiera encore, même de plus en plus fort
Toute la vie je regretterai ce matin
J’bandais pas, mais je voulais bien

 


Matthieu

Publié dans critiquons

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matthieu 04/10/2005 11:09

Merci Tant Bourrin !
Dr Devo, je corrige tout de suite !!!
Saoul Fifre > Toujours dans les jeux de mots ? !!!
Epictete > Merci !
Jocelyne > Presque !!! Pauvre Marie-Laure enceinte !!!

Jocelyne 25/09/2005 16:00

C'est beau comme du Marie-Laure enceinte.

Epictete 25/09/2005 10:32

Chute extraordinaire! Bravo!
Excellent com aussi de Saoul-fifre, qu'il faut toujours relire pour bien tout saisir!

saoul-fifre 25/09/2005 09:38

T'es bien sûr qu'elle l'était, indienne ? En tout cas, elle est pas restée sur sa réserve...

Dr Devo 25/09/2005 09:01

Choouette texte! Jai tort de te negliger.

Pourrais-tu me rendre unn service? Tu es un de spremiers à m'avoir mis en lien sur ton blog. Mon adresse de site a changé: tu pourrais l'actualiser?
c'est maintenant: www.matierefocale.com

Ca me permettra de garder un peu mon référencement. Voilà voilà.

A bientôt.

Dr Devo.