la télé

Samedi 18 septembre 2004 6 18 /09 /2004 00:00
 Une publicité stupide que je ne supporte pas: la publicité pour le gel douceur toilette intime Roger Cavaillès.

Bon, au début, on se dit “il est sympa ce gel, il enlève les petits désagréments et les impuretés“.

Seulement, cette publicité est vicieuse: on y voit le bas ventre d'une femme (je sais pas si c'est le même dans toutes les pubs), le sexe couvert uniquement par le flacon de gel intime Roger Cavaillès.

C'est vraiment prendre les spectateurs pour des cons ! Pourquoi nous montre-t-on l'extérieur ? C'est comme si une publicité pour du dentifrice montrait un sourire bouche fermée ! A la limite, les publicitaires auraient pu prendre un chien rapportant fidèlement le flacon de gel intime Roger Cavaillès, ca serait pareil ! C'est juste pour montrer un morceau de femme nue.

Ou alors, ces publicitaires développent leur logique jusqu'au bout, et ils font comme pour les pub de dentifrices, où on voit, en images de synthèse, le dentifrice agir, et s'attaquer à la plaque dentaire et aux microbes ! Là, on verrait le gel intime bleu fracasser les impuretés jaunes !

Et puis, pour qu'on comprenne bien qu'on ne parle pas de poésie et de dîner au chandelle, une voix précise, à la fin de la publicité, qu'il y a aussi un produit pour “la toilette intime des muqueuses sèches“... Un peu plus, on avait droit au gel intime 4 saisons contre le fromage et les champignons !

Bon, en plus, ce spot merdique minimaliste n'a pas du coûter cher. Mais il y a le salaire de l'actrice à payer: Tiens, parlons-en de l'actrice.

Petite fille, elle est sortie d'une séance de cinéma bouleversée: son choix était fait, elle serait actrice. Elle a travaillé dur pour ca, servant des hamburgers jusqu'à pas d'heure (comme dirait ma grand-mère) pour payer ses cours de théâtre. Et tout ca pour être un bas ventre dans la seule publicitéoù la femme ne met pas le produit en valeur. En plus, dans les dîners, c'est pas forcément le fun.

Imaginons la scène:


Au cours d'un dîner, elle se retrouve à côté d'un homme séduisant: Il lui plaît. D'ailleurs, vu la facon dont il la regarde, elle aussi semble lui plaire. Alors il lui adresse la parole:

-  Et vous faites quoi dans la vie ?

-  Je suis commédienne.

-  Ah, vous jouez Juliette dans Roméo et Juliette, Chimène dans Le Cid... ?

-  Non, “chatte“ dans la pub pour le gel intime Roger Cavaillès.

-  Ah. Bon ben c'est pas tout, mais je dois y aller, j'ai à faire hein: Faut encore que j'appelle un client, que je prenne rendez-vous avec ma banque...

-  Mais il est 23 heures !

-  FAUT QUE JE PARTE JE VOUS DIS !

Alors, cette fille peut décider de mentir. Ainsi, elle ne dit plus qu'elle est commédienne, mais elle s'invente un métier. Alors, la scène de tout à l'heure (avec l'homme séduisant, et ils se plaisent et tout et tout) se passera comme ca:

-  Et vous faites quoi dans la vie ?

-  ...Heu... C'est à dire... Je suis branleuse de dindons. C'est pour l'insémination artificielle des dindes vous comprenez ?

-  Oui, bien sûr ! C'est pas grave vous savez ! Y'a pire comme métier ! Tiens, la semaine dernière, un copain à moi a mangé à côté de la fille qui fait la pub pour le gel intime Roger Cavaillès !


Matthieu

Par Matthieu C. - Publié dans : la télé
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Samedi 25 septembre 2004 6 25 /09 /2004 00:00
 

Aujourd’hui, vautré sur mon lit, j’ai regardé « queers : 5 experts dans le vent » sur TF1. Oui, je suis malade en ce moment, et les délires de la fièvre m’ont amené à appuyer sur le bouton « 1 » de ma télécommande.

Le concept de l’émission : 5 queers débarquent en hurlant comme des possédés chez un beauf, dont la femme à téléphoné à TF1 pour demander qu’on arrange son mari.

 

Qu’est-ce qu’un queer ? C’est un pédé. Pas un homo, pas un gay, un pédé (c'est un terme d'argot américain). Ils sont donc 5 pédés pour changer la vie du beauf. Aujourd’hui, c’était un pompier (oui, TF1 fait toujours dans la finesse).

 

Parmi les cinq, il y a le clone de Patrick Juvet. Mais un clone, comment dire ? En fait, à côté, Patrick Juvet a la sobriété d’un moine cistercien. Le clone se déhanche, crie, rie en renversant la tête très loin en arrière, bref, il est très classe. C’est lui qui s’est occupé de relooker notre pompier.

Il y a aussi le coach. Lui, il a de belles lunettes pour masquer son regard vide (mais vide). Il a le regard encore plus vide que Laetitia Casta quand on lui demande combien font 2+2. Ses théories de coaching, elles sont directement puisées dans l’anthologie de Bernard Werber (c’est vous dire si c’est con).

Y’a aussi un cuisinier (qui apprend au beauf à faire du poulet), un décorateur et un esthéticien.

Le décorateur, je crois que c’est le pompon. L’émission est censée durer une journée. Et en une journée, le décorateur a refait TOUTE la maison : il a repeint le salon, refait les chambres, changé TOUT le mobilier (de cuisine, de salle à manger…) pour faire un décor far-west. Du coup, le beauf se retrouve avec un bout de bois dans lequel sont plantées deux cornes de taureau (ben oui, lui aussi a bon goût). Donc, là, le concept de 1 journée…

Je vous passe les détails. Le soir arrive, et la femme du beauf avec. Les 5 queers sont repartis dans un grand appartement pour suivre sur un écran plasma ce qui se passe chez le beauf (oui, c’est le loft à l’envers : dans le loft, des beaufs regardent des crétins vivre, dans queers, des crétins regardent un beauf).

 

Le beauf (beau comme un beauf déguisé en cadre supérieur) retrouve des amis et sa femme. Une fois les amis partis, le beauf emmène sa femme dans la chambre conjugale, pour lui offrir un énorme bouquet de fleur, un petit mot et un coktail hyper alcoolisé censé faire monter le désir comme un thermomètre dans une maison de retraite un jour de canicule. Et là, le détail qui tue : TF1 fait passer, pendant ce moment d’émotion frelatée (ben oui, c’est TF1) la chanson « all by myself » (là où Bridgett Jones déprime quand elle a pas de message sur son répondeur) dans une version purement instrumentale, piano puis piano et violon. Là, si vous êtes très con (ou si vous êtes ma sœur), vous devez pleurer d’émotion devant les retrouvailles de ce couple. Oui, parce qu’au départ, la femme du pompier trouvait qu’il avait un comportement enfantin. Mais après les fleurs et la chanson de Céline Dion jouée au piano (on a quand même échappé au pire, ils auraient pu mettre la version chanté avec l’autre qui braille comme si on lui enlevait un ongle incarné sans anesthésie), elle accepte de faire un deuxième enfant. Parce que lui a changé. (oui, elle l’a vue 5 minutes, mais elle trouve qu’il a changé).

 

A propos d’homosexualité, à midi, sur Canal +, Mimmi Matty a déclaré que l’épisode de sa série nunuche « Joséphine, ange gardien » consacré à l’homosexualité avait été bien accueilli, puisque TF1 n’avait pas reçu de lettres d’insultes.

 

Une chaîne qui trouve positif de ne pas recevoir de lettres  d’insulte quand elle parle d’homosexualité (alors que ce n’est pas positif, c’est normal) et qui diffuse des pédés déchaînés envahissant la vie d’un hétéro beauf, voilà qui devrait faire avancer le débat…

Et merde. J’en ai marre.

 

Matthieu

Par Matthieu C. - Publié dans : la télé
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Dimanche 26 septembre 2004 7 26 /09 /2004 00:00

Je vous parlais la semaine dernière d’une pub pour le gel intime Roger Cavaillès. Et ben, cette semaine, j’ai trouvé encore plus con : c’est bien simple, je ne me souviens pas avoir jamais vu de pub atteindre un tel niveau de stupidité.

Je la raconte pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu.

 

Ca se passe dans un avion. Une femme d’une quarantaine d’années va dans les toilettes se faire un shampoing. Se faire un shampoing lui procure une jouissance orgasmique aussi décalée que bruyante. En revenant s’asseoir, une femme de 70 ans lui demande, alors que son mari est à côté, si elle aussi peut avoir de ce shampoing.

Fin de la pub.

 

Alors d’abord, je ne sais pas si vous voyez comment est fait un avion, mais c’est quand même un petit peu plus grand qu’un bus scolaire transportant des enfants et Gérard Klein, tous heureux d’aller visiter le tombeau du dernier bouilleur de crû de Soultz-sous-forêt. Malgré cela, on entend les cris de la fille dans tout l’avion, et ça ne semble déranger personne. Pourtant, tous les petits vieux dans l’avion avaient monté le sonotone au maximum pour bien entendre le film diffusé ce jour-là : « l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux ». Ben oui, les vieux voulaient entendre les murmures. Et, au milieu du film, lors d’une scène particulièrement poignante où l’homme s’approche tendrement de son cheval, ils entendent l’autre folle hurler : « oh oui, encore, c’est bon ». C’est tout juste si on l’entend pas crier « oh, mince, j’en ai plein les yeux maintenant ».

Mais les petits vieux ne bronchent pas. Personne ne bronche d’ailleurs. L’hôtesse de l’air ne montre pas le bout de son cul. Pourtant, elle a eu droit à une formation sur Al Quaïda, le terrorisme, les chaussures explosives et tout, mais elle bouge pas. Et l’autre hurle à n’en plus pouvoir. Même Brigitte Lahaye au sommet de sa carrière n’a pas hurlé aussi fort. L’hôtesse ne va même pas demander : « tout va bien madame Garcia ? » à la passagère qui se fait un shampoing.

Et puis eh, quand même, aller se faire un shampoing dans les toilettes d’un avion… Et en plus atteindre l’orgasme en se faisant un shampoing, y’a quand même un malaise non ? L’hôtesse de l’air aurait pu intervenir « tout va bien madame Garcia, ne vous inquiétez pas, les infirmiers vont s’occuper de vous. On va vous mettre une jolie chemise blanche avec les manches qui se ferment dans le dos, et tout ira bien ». Au lieu de quoi, l’autre, une fois qu’elle a fini de se rincer, revient à sa place sans qu’on ait aperçu l’hôtesse de l’air. Et la petite vieille qui demande de ce shampoing.

 

Celui qui me fait le plus de peine, c’est le type qui joue son mari, et qui est assis à  côté d’elle. Déjà, il doit pas avoir une grosse retraite pour accepter un spot comme ça. Il doit pas toucher plus que le minimum vieillesse, et on imagine que ses copains du club de belote ont été secrètement jaloux qu’il fasse ce spot. Mais quand ils auront vu le spot, la vie du petit vieux va se transformer en calvaire :

- Alors p’tite bite, madame a besoin de shampoing ?

- Je vais aller lui en faire un shampoing à ta femme moi !

Pauvre petit vieux.

Vous voyez, moi, cette pub, elle me fait hurler.

 

Matthieu

Par Matthieu C. - Publié dans : la télé
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Samedi 9 octobre 2004 6 09 /10 /2004 00:00
 

Lundi dernier, France 3 diffusait une émission présentée par Michel Drucker et Valérie Benaïm pour récolter de l’argent au profit de la fondation des hôpitaux de Paris. La guest-star de cette émission était la sémillante Bernadette Chirac. Moyennant un appel à 0,56 €, on pouvait gagner des cadeaux prestigieux. Bon, prestigieux, faut pas abuser non plus. Parmi ces cadeaux, il y avait un tête à tête avec Line Renaud (un pauvre gars a téléphoné, et a payé 0,56 €. Quand on lui a annoncé qu’il avait gagné, il s’est dit : chouette, j’ai gagné un foulard le Lorie, une bouteille dédicacée par Véronique Sanson ! Pas du tout, lui a répondu l’hôtesse chargée de lui annoncer son prix, vous avez gagné un tête à tête avec Line Renaud. Entendant ces mots, le gars a allumé le gaz, ouvert la porte de son four, et mis la tête dedans).

Mais attention, il n’y avait pas que des cadeaux de merde, il avait aussi à gagner un repas avec Bernadette Chirac à l’Elysée ! Le cadeau de rêve !

Revenons sur ce repas : je ne sais pas combien de personnes ont gagné, mais je pense que dans l’idée de solidarité si chère à Bernie-égale-de-Paula-reine-de-Belgique, ce serait sympa qu’il y ait au moins un arabe et un Rmiste parmi les vainqueurs. L’arabe, pour le bruit et l’odeur évidemment.

 

Mais quand on est reçu par la première dame de France, on ne vient pas les mains vides. Alors, on lui apporte quoi ? Perso, j’aurai penché pour un bon d’achat chez « Sabrina coiffure ». Mais on peut aussi venir avec des fleurs (attention : offrir un cactus à Bernadette n’est pas une si bonne idée que ça. Par contre, un chrysanthème – dont la signification est : souvenir, gloire, amour terminé – pourrait avoir un certain charme). Donc, vous arrivez avec vos fleurs. Vous les donnez à l’huissier qui les transmet à Bernie. Là, elle vous tend la main d’un air dédaigneux (ben oui, elle a fait un effort pour paraître sympa à la télé, mais vous recevoir, vous, simple français, même pas à particule, elle a du mal). Là, le mieux à faire est de prendre sa main et de lui la serrer (attention : prendre sa main, la tirer vers vous et taper 4 bises à Bernie-sac-à-main sera mal vu). Ensuite, vous passer à table.

Mais on parle de quoi avec Bernie-amie-des-vieux ? De ce qu’on veut, sauf de Sarkozy, de cul (surtout si son mari n’est pas là, puisque rappelons qu’elle avait répondu, à un haut fonctionnaire appelant l’Elysée à 3 heures du matin pour une question d’attentat : « si vous croyez que je sais où est mon mari »), d’argent (on ne parle pas de corde dans la maison d’un pendu), de vos problèmes (elle prend déjà sur son précieux temps pour vous recevoir, vous allez pas en plus l’emmerder avec la diarrhée de votre petit dernier).

Pour immortaliser ce moment, vous aurez amené votre jetable acheté en promo à Liddle (vous en profiterez au passage pour expliquer à Madame le concept de Liddle, un truc qui doit lui être étranger comme un traité de sociologie à un orang-outang) et prendrez pleins de clichés de vous avec Bernie, pour épater vos copains un soir de misère télévisuelle. Bon, en matière d’épate, vous auriez préféré une soirée avec Lorie, mais le jeu est le jeu, et vous, c’est Bernadette qui vous était destinée.

 

Juste pour terminer, rappelons que l’Elysée est la demeure du Président de la République, et que l’entretien de l’Elysée est à la charge du contribuable. Les repas sont donc aussi payés par les contribuables. Le cadeau ne coûtera donc rien à Bernie, mais sera entièrement payé par les impôts et autres recettes fiscales. Rappelons encore juste pour le principe (et dieu sait que Bernadette en a) que le « fait de faire usage sciemment des biens ou du crédit de la société dans un intérêt personnel » s’appelle abus de biens sociaux. La peine encourue pour le délit d’abus de biens sociaux est de 5 ans de prison et 375.000 € d’amende.

Mais ça, c’est en droit privé.

 

Matthieu

Par Matthieu C. - Publié dans : la télé
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Dimanche 10 octobre 2004 7 10 /10 /2004 00:00

Hier soir, sur France 3, une émission sur les vieux. Mais attention, pas un émission frelatée avec une vieille pétée de tunes qui vient nous dire qu’il faut donner du fric (pendant qu’elle prend des avions gratos pour aller voir la plus grosse omelette aux truffes du monde - authentique).

Non, une vraie émission, avec de la vraie émotion et des vrais gens. Le thème, c’étaient trois jeunes qui passent un BEP sanitaire et social qui font un stage dans une maison de retraite :

Y’avait une espèce de conne pimbêche à qui une vieille dame a demandé :

- C’est quoi vos rêves dans la vie ?

- Pour l’instant j’ai pas de rêve, a répondu cette pauvre fille qui a eu du mal à comprendre la question, étant donné que ça ne figure pas dans les tests de "Jeune et Jolie".

- MAIS C’EST A VOTRE AGE QU’IL FAUT REVER l’a disputé la mamie, qui elle, avait des rêves de jeunesse à revendre.

Y’avait une autre fille un peu effacée, mais y’avait surtout Walid, un jeune « de banlieue » comme disait le programme télé. Il était vraiment bien lui, et d’une tendresse… Par exemple, il veut habiller madame Laurent :

- Allez m’ame Laurent, on va vous habiller.

- Laissez-moi, c’est fini. C’est la fin.

 

Brel chantait « les vieux ne rêvent plus, ou alors seulement, parfois du bout des yeux »… Et ben non. Les vieux qu’on a vu rêvent encore, et ensemble. Ainsi monsieur Pagonni qui lisait un magazine dans la chapelle, en attendant que la messe soit terminée, et que madame Fangeot ait fini de prier. Pour eux, lui a-t-elle dit en venant le chercher. Et monsieur Pagonni, qui se fout de la messe comme de sa première cigarette a écrasé une larme devant cette déclaration qui valait tous les poèmes du monde.

On revoit, quelques instants plus tard, ce couple qui s’est formé à la maison de retraite. Ils n’ont pas grand-chose à se dire, les souvenirs accumulés chacun de son côté laissent peu de place à un couple, alors ils regardent l’heure. Enfin, madame Fangeot regarde l’heure.

- Il est 10 h 10.

- C’est vrai ?

- Ben oui, j’te ment pas.

- C’est vrai, tu me ment jamais.

Monsieur Pagonni encore, à qui Walid disait :

- Redressez-vous s’il vous plaît.

Le vieux monsieur Pagonni a répondu :

- C’est pas « s’il vous plaît » qu’il faut me dire, c’est « si vous pouvez ».

 

Walid n’a pas laissé tombé avec madame Laurent (celle pour qui c’était la fin), il l’a habillée, et elle était finalement toute heureuse de regarder de vieilles photos avec Walid :

- C’est qui cette belle femme m’ame Laurent ?

- C’est moi.

- Vous étiez rudement belle.

Sur le tourne disque dans la salle commune, Lucienne Delyle chante « mon amant de Saint Jean » : « Car on croit toujours / aux doux mots d’amours / quand ils sont dit avec les yeux »…

Et m'ame Laurent, cette femme plus ridée qu’une vieille pomme flétrie est redevenue belle en cet instant.

 

Matthieu

Par Matthieu C. - Publié dans : la télé
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