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Mercredi 16 novembre 2005 3 16 /11 /2005 23:59
Alors au dessous, c'est la nouveauté, vous avez mon premier podcast, la version audio de ma note. Oui, j’ai laissé la note écrite, ou cas où vous préfériez. Si vous voulez le son, il suffit de cliquer sur le symbole lecture. Si vous voulez pas le son, il suffit de NE PAS cliquer sur le petit symbole lecture. 


 

Alors aujourd’hui, je vais vous parler de Magali, une fille avec qui j’étais au collège et au lycée. Et la semaine dernière, j’ai appris qu’elle s’était mariée avec Christophe, un garçon avec qui j’étais en terminale. Et ça m’a fait un petit quelque chose, parce que le mariage correspond à cette fille comme la probité à un élu RPR s’occupant des procédures de passation des marchés publics à l’office HLM de la ville de Paris.

 

Oui, parce que Magali était une fille qui n’avait pas froid aux… yeux. Au cul non plus d’ailleurs. Et certainement moins au cul qu’aux yeux. Elle était plutôt chaude comme fille. Dire que toute la ville lui était passée dessus aurait été méconnaître ses talents. Oui, et en plus, si le train ne lui est pas passé dessus, c’est qu’il y avait grève de la SNCF ce jour-là. Elle avait donc était contrainte de se rabattre sur Christophe, qui, le lendemain de sa rencontre avec Magali, nous a annoncé (je le verrai toujours dire ça dans le couloir qui menait à une salle de cours) que Johan (un ex de Magali) avait raison, qu’elle était, je cite « chaude comme fille »…

 

Ca, elle était pas farouche Magali… Comme on peut dire d’un chien qu’il n’est pas farouche ; pour le chien, il suffit de lui balancer une saucisse pour qu’il devienne doux comme un agneau. Ben Magali, c’était pareil, il suffisait de lui balancer une saucisse (ah oui, j’ai oublié de vous prévenir qu’aujourd’hui, c’était « culture et poésie » sur ce blog, mais vous avez dû vous en rendre compte). En fait, je suis sûr que c’est elle qui proposait des bonbons aux messieurs dans la rue pour qu’ils la suivent…

 

Bon, on peut toujours se dire qu’elle a changé, et tout… Mais quand même, si elle a pu changer à ce point, je suis certain qu’un jour on verra Ben Laden frapper à la porte du Vatican pour avoir l’honneur d’être ordonné prêtre en Iran, pour combattre l’Islam avec les armes du Christ.

Magali, c’était tout un poème. C’était même plus qu’un poème, c’était une chanson… Mais une chanson, comment dire… En fait, ce serait pas vraiment « ma plus belle histoire d’amour », ce serait plutôt « le wagon de pines ». (et notez que dans un dernier geste visant à préserver ma dignité et à ne pas sombrer définitivement dans le vulgaire, je n’ai pas mis « ah la salope, va laver ton cul »)

 

Et le pire, c’est qu’elle n’était pas vraiment moche… Elle était même plutôt mignonne… Et certainement qu’elle l’est restée, qu’elle porte maintenant des jupes courtes et les cheveux en chignon pour faire un peu plus… sérieuse.

 

Matthieu

Par Matthieu C. - Publié dans : podcast
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Samedi 19 novembre 2005 6 19 /11 /2005 00:00
Comme la dernière fois, vous avez le choix entre écouter la note en cliquant sur l'onglet lecture ci-dessous et la lire.


Dans la série « les grands intellectuels qui nous gouvernent », aujourd’hui, LORIE. Oui, elle ne gouverne pas, mais comme c’est pas une intellectuelle non plus, c’est pas très très grave. Alors Lorie a 23 ans, elle a changé sa coupe de cheveux, et elle vit à 100 à l’heure confie-t-elle dans une interview paru dans un journal télé (à ce propos, je suis désolé, mais la prochaine émission des 500 choristes n’est pas encore programmée…). L’ensemble de l’interview est quand même énorme, parce qu’on sent tout de suite que cette fille réfléchie avant de parler. Voici les meilleurs morceaux (quoi que, j’aurais pu tout mettre, parce que dans Lorie comme dans le cochon tout est bon).

 

Le journaliste dit à Lorie « Déjà un quatrième album ! » (oui, parce que comme c’est une interview de Lorie, il n’y a même pas besoin de se faire chier à poser des questions, il faut des phrases avec peu de mots pour qu’elle comprenne). Et là, elle a cette réponse magnifique :

Il y a des artistes qui mettent plusieurs années à faire un album, moi ce n’est pas mon cas, je me sens inspirée.

Là, je crois que tout est dit, on a touché le fond. Je garde quand même une pensée émue pour Laurent Voulzy (par exemple), qui ne sort que peu d’albums, mais dans lesquels on trouve toujours quelque chose. Mais Lorie n’a pas besoin de bosser, elle est inspirée… Inspirée par quoi ? Parce que pour écrire « je serai là, toujours pour toi, n’importe où quand tu voudras », il faut de l’inspiration ? Ben merde alors…

 

Mais non, je me suis trompé, on n’a pas encore touché le fond, le meilleur reste à venir, quand elle dit qu’elle aimerait beaucoup que Lenny Kravitz lui écrive une chanson, elle ajoute : Mais, bien évidemment, ce serait du Lenny Kravitz avec une petite touche Lorie ! Ah ben on est rassuré alors, parce que du Lenny kravitz tout seul, c’est pas aussi bien. Pour finir, c’est pas Lenny Kravitz qui va aider Lorie, c’est Lorie qui va aider Lenny Kravitz.

 

On continue dans les profondeurs de l’absence de neurones de Lorie, avec le journaliste qui lui demande : Vos textes véhiculent des idées positives. Vous sentez-vous une responsabilité envers les jeunes ? (alors là, faut dire que la question est très conne. Parce que si Lorie a une responsabilité envers les jeunes, faut pas s’étonner si des voitures sont brûlées, des bus caillassés et des Sarkozy déchaînés). La réponse de Lorie est à la heuteur de la question : Non, je ne réfléchis pas à ça ! Nous voilà donc rassurés. C’est vrai que si elle avait commencé à parler sociologie de la jeunesse, crise d’identité et tout, on aurait été surpris. Mais non, Lorie est égale à un poulpe lobotomisé elle-même. En même temps, ça aurait été l’occasion pour le journaliste de lui demander à quoi elle réfléchi, parce que quand on écoute ses chansons, c’est pas frappant non plus.

 

Non, en fait, Lorie elle est bien pour participer aux galas de charité de la mégère Chirac, mais faut pas trop lui en demander non plus, elle est en surchauffe après.

 

Matthieu

Par Matthieu C. - Publié dans : podcast
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Vendredi 25 novembre 2005 5 25 /11 /2005 00:00
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A écouter, sous IE


Je fréquentais alors des hommes un peu bizarres
Aussi légers que la cendre de leurs cigares

C’est une image. Nicole Croisille n’est pas sorti pour de vrai avec des soudanais anorexiques, c’est pour la poésie qu’elle utilise cette comparaison.

Ils donnaient des soirées au château de Versailles
Ce n'étaient que des châteaux de paille

Là encore, c’est une image. Nicole Croisille ne passait pas des soirées dans des meules de foins avec des soudanais anorexiques. Par tous ces symboles de légèreté, elle veut souligner la superficialité de sa vie avant la rencontre avec l’être aimé.

Et je perdais mon temps dans ce désert doré
J'étais seule quand je t'ai rencontré
Les autres s'enterraient, toi tu étais vivant

C’était terrible les soirées avec Nicole Croisille. Quand ils la voyaient arriver, les hommes préféraient s’enterrer vivant plutôt que de passer la nuit avec elle. Heureusement, l’être aimé est arrivé, et il ne voulait pas mourir comme Antigone.

Tu chantais comme chante un enfant
Tu étais gai comme un italien

Nicole Croisille a tenté de lancer une nouvelle expression. Mais ça n’a pas pris, les gens ont préféré « pédé comme un phoque » à « gai comme un italien »

Quand il sait qu'il aura de l'amour et du vin
Et moi, pour la première fois,
Je me suis enfin sentie...
Femme, femme, une femme avec toi (bis)
Oui, Nicole Croisille veut exprimer par ces cris quasiment insoutenables qu’elle n’avait jamais réellement connu le plaisir avant. Et pourtant, c’est une féministe engagée, mais les joies des orgasmes vaginaux et clitoridiens lui étaient refusées. Maintenant, elle va mieux, merci pour elle.


Tu ressemblais un peu à cet air d'avant
Où galopaient des chevaux tout blancs

En fait, avant de faire chanteuse, Nicole Croisille était palefrenière en Camargue dans un haras où ne se trouvaient que des chevaux albinos. Et un des chevaux avait la tête de l’homme gai comme un italien.

Ton visage était grave et ton sourire clair
J'ai marché tout droit vers ta lumière
Aujourd'hui quoi qu'on fasse nous faisons l'amour
Elle est comme ça Nicole Croisille, passionnée. Quoi qu’elle fasse, elle fait l’amour. Quand elle achète ses 12 rouleaux de PQ à Lidle, elle croit qu’elle fait l’amour ! Pareil quand elle va poster sa déclaration de revenus à la poste ! Quelle femme cette Nicole Croisille !

Et près de toi le temps paraît si court
Parce que tu es un homme et que tu es gentil
Que tu sais rendre belle la vie

Si un homme est gentil, le temps passe plus vite. C’est du moins ce qu’exprimait Kierkegaard et que reprend Nicole Croisille dans cette analyse poussée à propos du temps.

 

Comme quoi, Pierre Delanoë (qui a écrit les paroles en français) est à la chanson ce que Bertrand est à la politique…

 

Matthieu

Par Matthieu C. - Publié dans : podcast
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Dimanche 27 novembre 2005 7 27 /11 /2005 00:00
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A écouter, sous IE



Vendredi soir sur TF1 c’était la soirée des enfoirés. Bon, vous allez me dire que sur TF1, c’est presque tous les soirs la soirée des enfoirés. Mais là, il s’agissait des enfoirés qui chantent toutes les années au profit des Restos du cœur.

D’habitude, TF1 retransmet le concert des enfoirés en direct. Là, ils ont dû trouver que la retransmission coûtait trop cher, alors ils se sont contentés d’inviter une quinzaine d’enfoirés pour les faire jouer à des jeux idiots. Bien sûr, allez-vous penser, le vainqueur gagne une somme d’argent au profit des Restos du cœur. Et ben pas du tout, puisqu’il n’y avait rien à gagner. Un jeu où il n’y a rien à gagner, c’est vrai que c’est intelligent ça… Bon, on est sur TF1, faut pas l’oublier.

Entre ces jeux, on avait droit aux meilleurs moments des 15 ans de retransmission télé des enfoirés sur TF1. Et quand TF1 annonce les meilleurs moments, ils ne se foutent pas de notre gueule.

 

ð     On a revu Johnny Hallyday hurlant « requiem pour un fou » en duo avec la globuleuse Lara Fabian. Au moment où lui chante « un pauvre fou », on comprend au regard inexpressif de la pauvre fille que, justement, le féminin de « un pauvre fou » est « une pauvre conne ».

 

ð     On a pu suivre l’évolution sur 15 ans du difficile combat de Maurane contre l’obésité. Et j’ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer : l’obésité a gagné. Ou alors, c’est que Maurane est sur le point de vêler.

 

ð     Véronique Sanson et Catherine Lara n’ont jamais participé ensemble aux enfoirés. En effet, le budget whisky aurait réduit les bénéfices de cette soirée à zéro. C’était donc ou l’une, ou l’autre. Ou Michel Sardou.

 

ð     Les enfoirés ont chanté « laisse les gondoles à Venise ». Au début, j’ai cru qu’ils avaient changé les paroles en « laisse les mongols à Venise », et je me suis dit qu’il fallait d’urgence acheter un aller simple vers l’Italie pour Pascal Obispo et Elsa.

 

ð     Maurane a chanté le titre de Diane Tell « si j’étais un homme ». On a ainsi pu l’entendre chanter « moi si j’étais un homme, je serais capitaine ». C’est faux. Si Maurane était un homme, elle serait Guy Carlier.

 

ð     Muriel Robin qui chante atrocement faux « Ma plus belle histoire d’amour » de Barbara transmet cent fois plus d’émotion que Callogero qui chante juste ses merdes. C’est pas drôle mais j’avais envie de le dire.

 

ð     Les quotas étaient respectés : on avait le beur (mais pas l’argent du beur), le noir, le gay, la lesbienne, la naine, l’attardé mental (oui, Patrick Fiori était là), le juif (oui, ils sont partout) et même la dinde, qui, à l’image de Marshmallow, la dinde graciée par Bush, était heureuse d’être en liberté : oui, Elsa était là.

 

ð     Catherine Deneuve a participé une fois aux enfoirés. Elle n’est pas revenue quand elle s’est rendue compte qu’elle ne toucherait pas d’argent en liquide, qu’il fallait qu’elle paie elle-même sa robe, et qu’en plus, on avait l’audace d’attendre d’elle qu’elle fasse quelque chose. Mais au moins, pour cette apparition là, elle ne risque pas de poursuites.

 

ð     Le présentateur de la soirée était Jean-Pierre Foucault. En France, on ne lance pas de jeunes présentateurs pour ne pas prendre de risques. On préfère rester dans le consensuel. Le jour où la merde sera consensuelle, TF1 diffusera des images de gens accroupis, en train de chier.

 

Matthieu

Par Matthieu C. - Publié dans : podcast
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Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /2005 00:00
Aujourd'hui, une chanson de Serge Lama (chanson dans laquelle la poésie suinte à toutes les phrases): L'enfant d'un autre.

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Et l'absence est venue poser ses grandes ailes

Ah, les grandes ailes de l’absence, semblables au noir plumage de l’égoïsme… C’est terrible.


Sur le berceau muet qui ne chantera plus

Et oui, dans le monde merveilleux de Serge Lama, les berceaux chantent… Comme quoi, le cannabis est une réalité…


Elle est partie sans moi, je reste seul sans elle
Et sans cet enfant de trois ans dont j'ne suis même pas le père
Et qui devenait mon enfant, peu à peu

C'est elle qui est partie mais c'est lui qui me manque
Ce tout petit garçon qui n'était pas de moi

Donc, apparemment, le thème central de la chanson est un enfant que Serge Lama n’a pas conçu avec une femme avec laquelle il n’est pas resté. Serge Lama a une vie palpitante.


Mais qui avait su lier mon âme saltimbanque
Avec sa tête dans mon cou, avec son rire dans sa gorge

Sa tête dans le cou de Serge Lama… Ben il devait être beau à voir avec une tête de gosse dans le cou… Heureusement, le rire de l’enfant était dans SA gorge (à l’enfant), pas dans la gorge d’un autre enfant, ou pire, dans la gorge de Serge Lama.

Ne plus l'avoir contre ma joue, ça me rend malheureux
Les enfants sont le fruit des femmes pas des hommes

Serge Lama est docteur en biologie moléculaire, il a soutenu sa thèse sur le sujet : « Les enfants : le fruit des femmes pas des hommes », thèse dans laquelle il a brillamment et courageusement justifié sa position.
Mais quelque soit celui qui fait germer la pomme

C’est bien dit quand même… Tout ça pour dire que on s’en fout de qui nique, le père c’est celui qui se lève la nuit pour s’occuper du petit nenfant. C’est d’ailleurs ce qu’il rajoute après…
Le père, pour l'enfant, c'est celui qui est là
Celui qui caresse sa mère et qui lui tend les bras.

Sans doute aimera t-il autant ses futurs pères
Ses parrains, ses tontons que sa mère aimera

Alors comme vous pouvez le constater, ce pauvre gosse n’a pas de chances, les bites se bousculent au portillon. C’est même plus une mère qu’il a chez lui, c’est la banque du sperme.

 

Mais moi je garderai pour ses anniversaires
Une pensée au fond de moi,
J'me dirai tiens, il a vingt berges

On peut s’interroger sur l’utilité de cette acquisition, les berges n’étant pas constructibles. Alors pourquoi en posséder 20 ? C’est encore un des thèmes secrets de cette chanson, sur lesquels Serge Lama jette le voile pudique de son émotion.
Lorsque j'y pense quelquefois
J'me sens devenir vieux

Les enfants des voisins, on les trouve stupides
Ils ne servent à nos yeux qu'à faire pousser des rides

C’est vrai. D’après un sondage réalisé par la Sofres, à la question : « trouvez-vous les enfants des voisins stupides, et à quoi servent-ils ? », 62 % de la population interrogé a répondu « oui, les enfants des voisins on les trouve stupides, ils servent rien qu’à faire pousser les rides », tandis que 34 % ont répondu « les enfants des voisins on les trouve mignons dans le coin, ils nous servent lors de partouzes géantes » et 4 % ne se prononcent pas. (Sondage réalisé à Outreau sur un échantillon de 70 personnes)
Mais lorsque par hasard, on en a un qui est là
Qui a les yeux noirs de sa mère

Et on peut légitimement se demander : mais que fout ce gosse avec les yeux de sa mère ? N’en a-t-elle pas besoin ?
On l'aime malgré soi.

Et l'absence est venue peser sur ma détresse
Dans la chambre déserte où manque ses jouets
Rien n'le remplacera, ni mes futures maîtresses,

Il faisait quoi exactement Serge Lama avec ce gosse pour se dire que même ses maîtresses ne vont pas le remplacer ? Moi je la trouve louche cette chanson.


Ni mon travail, ni le beau temps,
Je suis démuni comme un père qui vient de perdre son enfant
Et je suis malheureux.

 

Ben Serge Lama est peut-être malheureux, mais moi je suis pas fâché qu’elle se termine cette chanson !

 

Matthieu


Par Matthieu C. - Publié dans : podcast
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