Alors aujourd’hui, je vais vous parler de Magali, une fille avec qui j’étais au collège et au lycée. Et la semaine dernière, j’ai appris qu’elle s’était mariée avec Christophe, un garçon avec qui j’étais en terminale. Et ça m’a fait un petit quelque chose, parce que le mariage correspond à cette fille comme la probité à un élu RPR s’occupant des procédures de passation des marchés publics à l’office HLM de la ville de Paris.
Oui, parce que Magali était une fille qui n’avait pas froid aux… yeux. Au cul non plus d’ailleurs. Et certainement moins au cul qu’aux yeux. Elle était plutôt chaude comme fille. Dire que toute la ville lui était passée dessus aurait été méconnaître ses talents. Oui, et en plus, si le train ne lui est pas passé dessus, c’est qu’il y avait grève de la SNCF ce jour-là. Elle avait donc était contrainte de se rabattre sur Christophe, qui, le lendemain de sa rencontre avec Magali, nous a annoncé (je le verrai toujours dire ça dans le couloir qui menait à une salle de cours) que Johan (un ex de Magali) avait raison, qu’elle était, je cite « chaude comme fille »…
Ca, elle était pas farouche Magali… Comme on peut dire d’un chien qu’il n’est pas farouche ; pour le chien, il suffit de lui balancer une saucisse pour qu’il devienne doux comme un agneau. Ben Magali, c’était pareil, il suffisait de lui balancer une saucisse (ah oui, j’ai oublié de vous prévenir qu’aujourd’hui, c’était « culture et poésie » sur ce blog, mais vous avez dû vous en rendre compte). En fait, je suis sûr que c’est elle qui proposait des bonbons aux messieurs dans la rue pour qu’ils la suivent…
Bon, on peut toujours se dire qu’elle a changé, et tout… Mais quand même, si elle a pu changer à ce point, je suis certain qu’un jour on verra Ben Laden frapper à la porte du Vatican pour avoir l’honneur d’être ordonné prêtre en Iran, pour combattre l’Islam avec les armes du Christ.
Magali, c’était tout un poème. C’était même plus qu’un poème, c’était une chanson… Mais une chanson, comment dire… En fait, ce serait pas vraiment « ma plus belle histoire d’amour », ce serait plutôt « le wagon de pines ». (et notez que dans un dernier geste visant à préserver ma dignité et à ne pas sombrer définitivement dans le vulgaire, je n’ai pas mis « ah la salope, va laver ton cul »)
Et le pire, c’est qu’elle n’était pas vraiment moche… Elle était même plutôt mignonne… Et certainement qu’elle l’est restée, qu’elle porte maintenant des jupes courtes et les cheveux en chignon pour faire un peu plus… sérieuse.
Matthieu
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