Jeu du mois de février: les textes (9)
Pour mémoire, la première phrase (qui était imposée): Un homme avait trois filles. Dont un fils, parce que personne n'est parfait.
Ce texte est l'oeuvre de Yaelz
Un homme avait trois filles. Dont un fils, parce que personne n'est parfait.
Je finissais de mâchouiller mon carambar quand je tombais sur cet étrange message imprimé sur l'enveloppe de ma confiserie préférée.
Un homme avait trois filles...
Etrange.
Pourquoi donc ce chiffre mystérieux et peu commun, trois? Et non quatre, ni même six?
Non, c'était bien d'un trois dont il s'agissait-la. Etait-ce une allusion, un clin d'oeil a la fabuleuse histoire des trois chevaliers lépreux de Sagarpes, venant délivrer le message de la belle Gérontude aux portes de la Hardasse?
Ou bien l'auteur avait-il en tête l'équation de multiplicité évolutionelle, qui -comme chacun sait- divise un nombre premier par le contraire de sa somme multipliée par le carré de son total?
Trois. Trrrrrois. Trrrrrrrois.
Tarrrrois, comme aurait pu le prononcer ma grand-mère.
Cette grand-mère que je n'ai d'ailleurs jamais connue ni même entendue de ma vie.
Tout ça a cause de cette effroyable tante Germaine, qui n'a jamais pu supporter son odeur de choux, comme elle le confiait en pouffant. Tante Germaine, cette pauvre pouffiasse pouffante.
Dont un fils, parce que personne n'est parfait.
La encore, l'auteur me surprend. Un fils. UN fils. Pourquoi son choix s'etait-il orienté vers un fils, et non un âne, par exemple, ou même deux mulets? Non non, il s'agissait-la d'un fils et non d'un veau. Même si ce pauvre fils était pas aussi con qu'on veut bien l'admettre, enfin dans l'histoire.
A l'époque, je connaissais un homme qui pouvait faire tourner 4 assiettes sur sa langue et éplucher deux radis en même temps, c'est vous dire comme les habitudes des gens peuvent être curieuses et pleines de surprises.
Un fils.
Dans mon enfance, j'ai tellement désiré un chien. Mon père ne m'a jamais permis d'en adopter un, ce gros con.
Une fille avait un homme parfait dont trois fils. Parce que.
Si on s'amuse a tourner la phrase dans un autre sens, c'est sur, on comprend mieux.
N'empêche, je n'aimerais pas être a la place de cette pauvre fille. S'occuper de trois fils que tu n'as même pas mis au monde, alors que tu pouvais avoir un beau jeune célibataire, pauvre cloche. Ca sent le désespoir, ça, ça sent le manque de confiance en-soi à des kilomètres à la ronde.
Enfin, c'est ton choix, ma fille, hein, tu fais ce que tu veux.
...parce que personne n'est parfait
Alors la n'importe quoi.
Parle pour toi, philosophe de mes deux.
J'ai pas de fils ni de filles, ni mulets ni ânes, j'ai rate mon permis de conduire 4 fois de suite mais je compte bien recommencer.
Tiens, d'ailleurs, je vais jeter ce papier de zut.
Toutes ces élucubrations philosophiques m'ont fatiguée.