bonne année 2005, on rêve
Et voilà, la nouvelle année est là. Et ben, pas mécontent d'avoir terminé l'ancienne. Et on est reparti pour un tour, en espérant que tout sera mieux (ben oui, tant qu'à faire, ne pas donner dans la demi-mesure). Certains ont pris des bonnes résolutions, afin que tout soit mieux en 2005.
Mais, rapidement, va arriver un grain de sable: le premier. Le premier quoi? Le premier problème, la première petite chose qui va faire que cette année va être comme celle d'avant. Style: le premier relevé de compte à découvert, la première dispute avec l'être aimé, la première grippe Bref, un truc qui va nous faire redescendre sur terre beaucoup plus vite que prévu. Le temps de se rendre compte que ce n'est pas parce qu'on change d'année qu'on change de personnalité, et hop, le carrosse de nos idéaux redevient la citrouille de notre réalité (alors, faut que je vous avoue, j'ai attrapé une jardinite: je me mets à écrire comme Alexandre Jardin. Si quelqu'un a un remède, je suis preneur).
Mais bon, à la limite, c'est pas grave, on peut encore rêver jusqu'à ce moment là.
A quoi pourrait-on rêver tiens? Alors, on dirait qu'on serait dans un monde beau, avec, sur la côte asiatique, une mer belle à peu agitée, et où tout le monde irait en vacances. Même les gens qui n'ont pas beaucoup d'argent, parce qu'on dirait que ce serait pas cher. On dirait que y'aurait pas des émissions consacrées au tsunami (avec musique larmoyante et tout) sponsorisées par des publicitaires sans scrupules. On dirait aussi qu'on irait en vacances en Angola et au Soudan, parce que ce seraient des endroit chouettes. On dirait que les femmes et les hommes auraient les mêmes droits partout, et que partout les gens auraient des enfants justes parce qu'ils le veulent.
On dirait que l'argent ça serait jamais un problème, et que personne serait obligé de s'asseoir dans la rue pour mendier. On pourrait aussi dire que on serait dans un pays où "les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits". On dirait que les enfants auraient tous les mêmes chances au départ, et que y'aurait pas des orphelinats avec du personnel sadique ou je-m'en-foutiste.
On dirait qu'on serait entouré que de gens qu'on aime, que les gens qui travaillent à la poste, aux assedic et à la sécu seraient aussi gentils que nous, que ce seraient pas des brutes assoiffées de cafés pendant les heures d'ouverture. On dirait que y'aurait pas de gens tyranniques qui cherchent le pouvoir pour le plaisir du pouvoir, pas d'hommes politiques qui reviennent après une condamnation infâmante, pas d'hypocrites.
Ce serait rigolo, on dirait qu'il y aurait pas d'enfants qui dorment dans des squatts, pas de petites filles esclaves chez des riches, pas de petits garçons vendus pour leurs corps. On dirait que Francis Heaulme et ses semblables ça serait pour de rire, et alors, on dirait que "Fais bisou à tonton Francis" ce serait pas une phrase révoltante dans la bouche de la sur de Francis Heaulme.
Bonne année à vous
Matthieu