Amélie Nothomb, herméneutique du néant
Ce qu'Amélie Nothomb écrit est inconsistant (livre de poche de 80 pages en gros caractères et des sauts de lignes après chaque réplique, avec un texte inintéressant LES COMBUSTIBLES), d'une connerie abyssale (le plus moche du monde tombe amoureux de la plus belle du monde mais il la tue à la fin ATTENTAT), bourré de clichés (une fille dont la mère s'est suicidée fait de la danse, devient anorexique et renie sa famille, tombe amoureuse et tue Amélie Nothomb ROBERT DES NOMS PROPRES), et d'une prétention sans borne (Amélie Nothomb est enlevée par des scientifiques du futur car elle a suggéré que l'éruption du Vésuve à Pompei était le résultat d'une expérience du futur PEPLUM). Tel est l'univers de cette pavre fille, qui est un pur produit marketing et dont la pensée a la consistance d'un ravioli déshydraté.
Son éditeur parle de l'humour décapant d'Amélie Nothomb. Oui, à condition d'être fan des blagues de Mickey Parade envoyées par des enfants de 10 ans espérant recevoir en récompense un autocollant de Picsou à coller sur le Kangoo familial. Une sorte d'humour touchante lorsqu'elle vient d'un enfant, pathétique lorsqu'elle émane d'une femme que les médias s'arrachent dès qu'elle sort un nouvel exemplaire de sa diarrhée littéraire.
Amélie Nothomb aime raconter qu'elle aime les fruits pourrits (comme quoi, rien ne se perd, puisque ces fruits rejoignent directement sa pensée), qu'elle peut avoir un orgasme en écrivant (et ben, c'est toujours ca de gagné, à défaut de génie) et qu'elle écrit 3 livres par an, qu'elle soumet à son éditeur qui choisit d'en publier un seul (toujours en septembre). Que fait-il des 2 autres? Mystère. Mais quand on voit ce qui est publié, on peut se poser la question de la santé mentale de l'éditeur. Ainsi, 2 hypothèses: soit l'éditeur a des goûts de chiottes et il est fan des rédactions écrites avec application au stylo-plume par des petites filles consciencieuses et pleines de désir de passer en CM1, soit c'est un fan de jeux de hasard, et il joue le livre qu'il va publier aux dés. Parce que se dire que Amélie Nothomb a réussi à écrire deux trucs encore plus mauvais que les combustibles, ca donne le vertige.
Dans Les combustibles, trois personnages se trouvent dans une ville assiégée et en guerre en plein hiver. Comme ils n'ont plus rien pour se chauffer, ils décident de brûler des livres. Mais lesquels brûler en premier ? L'idée de départ est amusante et aurait même pu être intéressante. Malheureusement, ils brûlent des livres d'auteurs sortis de l'imagination d'Amélie Nothomb, des auteurs qui n'existent pas, ce qui enlève tout attrait à ce pauvre exemplaire du genre littéraire (alors ca, c'est quand même bien dit hein ?)
Personellement, si je devais brûler des livres pour survivre (oui, parce que sinon, je ne suis pas trop adepte des autodafés), je brûlera en premier les livres de Werber: ils sont épais, lourds, ils brûleraient longtemps. Ensuite, je m'attaquerai aux auteurs qui n'en sont pas vraiment, mais qui ont d'énorme capacités pour avoir les médias: PPDA, Claire Chazal, Houellebecq, Beigbeder. Passeraient ensuite au feu les livres d'Amélie Nothomb (mais il en faudrait beaucoup pour avoir chaud, vu l'épaisseur des bouquins), de Pascal Sevran (qui devient de plus en plus con au fur et à mesure de son journal) et de Angot.
Mais j'aurait beaucoup de mal à brûler La conjuration des imbéciles, La vie devant soi, La danse de Genghis Kahn, Nico, l'attrape-coeurs, l'écume des jours, le petit prince, la ville dont le prince est un enfant... et d'autres que j'oublie, mais qui sont des vrais livres...