José Bové, la grande faucheuse de l'agriculture africaine

Publié le par Matthieu C.

 

Le procès de José Bové (et des autres faucheurs d'OGM, qui espèrent se tailler une part de la gloire de  l’agriculteur) a été renvoyé au 8 novembre prochain par le tribunal correctionnel de Toulouse nous apprend le Nouvel Observateur.

 

José Bové est né Joseph Bové à Talence (en Gironde) en 1953. Son père, directeur régional de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique), membre de l’académie des sciences, et sa mère partent vivre aux Etats-Unis quand le petit José a 3 ans. A son retour en France, il est bilingue (c'est-à-dire qu’il est capable de commander une boîte de 6 chiken nuggets et des potatoes sans accent français).

José Bové commence à se faire connaître du grand public en 1998, à la suite de la destruction d’un stock de maïs transgénique (au centre Novartis de Nérac).

Invité au forum économique de Davos (la station de ski où les multimillionnaires se partagent le monde), s’invitant aux sommets de l’OMC (qu’il veut détruire, c’est une manie chez lui), participant à des contre sommets dans des pays où l’écrasante majorité des gens qu’il prétend défendre ne pourra jamais aller, Bové n’a plus le temps de s’occuper de sa bergerie. C’est donc un salarié financé par son syndicat qui l’y remplace.

 

Le 25/09/2003, Bové est invité à l’émission « 100 minutes pour convaincre ». Il y donne sa vision de l’agriculture. En fait, de SON agriculture. Par exemple, les subventions.

Actuellement, l’agriculture européenne (et donc française) est ultra subventionnée. Qu’est-ce que ça signifie ? Le prix de vente peut quelquefois être inférieur au prix de production. La France verse donc une aide directe aux paysans cultivant ces produits afin qu’ils continuent à vivre de leur travail. Ces paysans font tout pour produire de plus en plus, puisque plus ils produisent, plus ils reçoivent d’argent. Comme il y a une surproduction d’un côté, et que d’un autre côté les prix du marché européens sont plus élevés que ceux du marché mondial, l’union européenne paie la différence (entre le prix du marché mondial et le prix du marché européen) pour écouler ses stocks. Ainsi, ces exportations subventionnées arrivent dans les pays étrangers à l’union européenne à un prix qui n’est pas le prix réel. Et dans les pays du sud, ces produits sont même moins cher que ceux produits localement. Ainsi, un paysan malien produisant du manioc ne pourra pas faire vivre sa famille, puisqu’il y a du manioc moins cher en provenance de l’Union Européenne ! (ça marche aussi pour les Etats-Unis bien sûr).

Et bien, notre ami José est contre la suppression de ces subventions. Il refuse que le manioc des pays pauvres vienne sur le marché français, il préfère que son manioc arrive sur le marché des pays africains, interdisant ainsi la survie par la culture du manioc des paysans locaux.

Bové n’est qu’une espèce de nationaliste (cf la moustache d’Astérix) sans autre conviction que la défense de ses intérêts.

 

Le syndicalisme à visage humain incarné par Bové a quand même une sale gueule.

 

Matthieu

Publié dans critiquons

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